À Saint-Brieuc et dans les Côtes-d'Armor, se transmettent surtout des sous-traitants de l'agroalimentaire, des PME technologiques du Trégor et des entreprises du bâtiment littoral. Autour de Saint-Brieuc, de Lamballe, de Loudéac et de Guingamp, abattoirs, ateliers de découpe, fabricants d'aliments, légumiers du Trégor et du pays de Paimpol et industriels de l'œuf ont fait naître une chaîne complète : agroéquipement, maintenance industrielle, transport frigorifique, emballage, nettoyage industriel, bâtiment agricole. Ces sous-traitants de vingt à quatre-vingts salariés dépendent de quelques grands donneurs d'ordres, une dépendance qui structure leur valeur et leur transmission.
Lannion et le Trégor ont une histoire à part : l'ancien centre de recherche des télécommunications a laissé un pôle de photonique, d'électronique et de logiciels, réuni autour de la technopole locale, avec des bureaux d'études et des sociétés d'ingénierie à taille humaine. Ces entreprises, souvent fondées par des ingénieurs issus des grands laboratoires, portent des brevets et des compétences rares. Elles se transmettent à des groupes technologiques nationaux ou à des acquéreurs qui cherchent une équipe qualifiée, plutôt qu'à des repreneurs individuels.
Le littoral, de Perros-Guirec à Dinan en passant par Saint-Brieuc, Erquy et Saint-Cast-le-Guildo, fait vivre le BTP, les services, le nautisme et une économie résidentielle stimulée par la RN12 et par la liaison ferroviaire avec Rennes et Paris. Les entreprises de construction, de menuiserie industrielle, de travaux publics et de paysage y sont structurées et bien équipées. À l'intérieur, autour de Rostrenen et du centre Bretagne, les PME sont plus isolées et leur cession dépend davantage de la capacité à attirer un repreneur sur place.