En Indre-et-Loire, la métropole de Tours fournit une grande part des dossiers de services : sociétés informatiques, éditeurs de logiciels métiers, bureaux d'ingénierie, organismes de formation et prestataires de gestion. Ces entreprises sans actifs lourds conviennent à des cadres issus du conseil, du numérique ou de la direction commerciale, souvent attirés par la liaison rapide avec Paris depuis Saint-Pierre-des-Corps. La valeur y tient aux collaborateurs et aux contrats récurrents ; le repreneur doit savoir fidéliser des équipes courtisées par d'autres employeurs de l'agglomération.
L'industrie tourangelle, de Joué-lès-Tours à Saint-Pierre-des-Corps et Chambray-lès-Tours, propose des PME de mécanique de précision, d'électronique, de maintenance et de services aux sites pharmaceutiques. Beaucoup sont nées de l'essaimage de grandes usines et abordent leur première transmission. Elles intéressent un ingénieur ou un directeur d'usine prêt à reprendre un parc machines, des certifications et des relations anciennes avec des donneurs d'ordres, puis à investir pour moderniser des ateliers parfois restés en l'état.
Autour d'Amboise, de Vouvray, de Chinon et de Bourgueil, les reprises concernent des négoces et prestataires viticoles, des entreprises de réception et d'hébergement proches des châteaux, des sociétés de paysage et de restauration du bâti ancien en tuffeau. Le Chinonais compte aussi des sous-traitants de la centrale d'Avoine, et le Lochois une agroalimentaire rurale. Ces dossiers plaisent aux repreneurs en reconversion ; ils réclament une bonne compréhension des saisons, des appellations et des règles propres aux sites protégés du Val de Loire.