En Mayenne se cèdent surtout des sous-traitants industriels lavallois, des PME agroalimentaires du lait et de la viande, et des ateliers de menuiserie, de charpente ou de transport. Laval, reliée à Paris par la LGV et à Rennes par l’A81, concentre l’électronique, la plasturgie, la mécanique et les services aux entreprises, avec un écosystème de réalité virtuelle et de technologies immersives né autour des laboratoires et des écoles de la ville. Les zones d’activités de l’agglomération lavalloise abritent des sous-traitants de vingt à cent salariés, souvent fondés dans les années 1980 et 1990, qui travaillent pour l’automobile, l’aéronautique, le médical et l’agroalimentaire de tout l’Ouest.
Le lait et la viande structurent le reste du territoire. Autour d’Évron, de Mayenne, de Craon et de Château-Gontier-sur-Mayenne, les laiteries, abattoirs, ateliers de découpe et fabricants d’aliments pour animaux forment une chaîne agroalimentaire complète, avec en amont des entreprises de matériel agricole, de bâtiments d’élevage et de services aux exploitations. Ces PME, très intégrées à l’économie agricole du bocage mayennais, ont des équipements lourds et des relations d’approvisionnement qui pèsent dans toute valorisation.
Le nord du département, d’Ernée à Villaines-la-Juhel, et le sud vers Château-Gontier et la vallée de la Mayenne accueillent des ateliers de menuiserie industrielle, de charpente métallique, d’emballage et de transport qui desservent la Bretagne, la Normandie et les Pays de la Loire. Le chômage y est structurellement bas, une situation qui rend le recrutement difficile mais valorise les entreprises disposant d’équipes stables et formées : c’est souvent cet actif humain qu’un acquéreur vient chercher en Mayenne.