En Loire-Atlantique, la métropole nantaise concentre à la fois beaucoup d'entreprises à reprendre et beaucoup de candidats. À Saint-Herblain, Carquefou, Rezé ou Orvault, les zones d'activités accueillent des distributeurs professionnels, des entreprises de second œuvre, des prestataires de maintenance et des sociétés de services numériques ou d'ingénierie. Ces PME conviennent aux cadres des grands groupes installés à Nantes, qui connaissent le marché local. La compétition entre repreneurs y est réelle : un dossier bien placé peut susciter plusieurs marques d'intérêt, et le cédant compare alors la solidité des projets.
Au nord et à l'est du département, de Châteaubriant à Ancenis et jusqu'au vignoble de Clisson et de Vallet, les dossiers sont plus industriels et plus ruraux : métallurgie, machines agricoles, agroalimentaire, conditionnement, négoce viticole, transport. Ces entreprises conviennent à un repreneur venu de la production ou de la logistique qui accepte de vivre hors de la métropole. Les candidats y sont moins nombreux, et un projet individuel sérieux y trouve davantage de place, à condition de rassurer le cédant sur l'avenir des équipes et du site.
L'estuaire, de Saint-Nazaire à Montoir-de-Bretagne et à Donges, offre les dossiers les plus techniques : chaudronnerie, tuyauterie, électricité et automatismes, aménagement de navires, maintenance portuaire, ingénierie liée à l'éolien en mer. Ces sous-traitants s'adressent aux ingénieurs et managers passés par la construction navale, l'aéronautique ou l'énergie. Sur la côte, de Pornic à La Baule et Guérande, s'ajoutent des entreprises du bâtiment et des services dont l'activité suit le rythme d'une clientèle résidentielle et saisonnière, appréciées des repreneurs en quête d'un cadre de vie littoral.