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Femmes et repreneuriat : un monde d’opportunités

17 juin 2021 |
Dossiers

Existe- t -il un repreneuriat au féminin ? ou Pourquoi le marché de la reprise doit se féminiser ?

Des chambres de commerce au CRA, des réseaux business comme au sein des cabinets de conseils, et ce comme dans tous les milieux avertis, on vous le dira : « la reprise d’entreprise est une affaire d’hommes ! ».

La réalité est ainsi. Dans les PME et ETI, on ne compte que 11 % de femmes chefs d’entreprise, et même si elles sont près de 17 % dans les entreprises familiales, il n’est pas rare que sur certains secteurs les femmes ne représentent qu’un très faible pourcentage comme notamment dans le secteur des transports ou de la construction. Derrière ces chiffres, la réalité est que la plupart des femmes qui empruntent la voie de la reprise d’entreprise sont soit des veuves, soit les héritières d’une affaire familiale.

Le chemin professionnel de la reprise d’Entreprise s’emprunte rarement par hasard …

Dans le cas notamment d’une reprise familiale, la transition managériale si la succession n’est pas brutale, doit pouvoir s’opérer sur des années pour que la reprise se gère dans la continuité. Il faut compter près de 10 ans pour que la transmission se fasse dans de bonnes conditions. Le plus souvent ces femmes ainsi positionnées dans la reprise doivent acquérir leur légitimité sans s’imposer ; certaines appellent cela « la stratégie des petits pas » car l’important sera de ne pas bouleverser l’équilibre construit par leur conjoint ou par leur père.

Fort de ces constats, Il y a malheureusement trop peu de femmes qui se lancent dans la reprise par choix.

Et pourtant …

La reprise dispose de nombreux atouts pour séduire les femmes qui souhaitent entreprendre, car un grand bout du chemin est déjà fait, contrairement à la création d’entreprise ou l’on part d’une page blanche.

Aujourd’hui de nombreuses mesures sont prises pour favoriser l’emprunt bancaire des femmes, en leur apportant une meilleure assise financière pour leur projet de création, mais aussi dans le cadre d’une reprise d’entreprise. Des mesures publiques et privées ont été mises en place également pour permettre de renforcer l’entrepreneuriat comme le repreneuriat féminin, et ainsi pallier les entraves qu’elles rencontrent en adressant mieux leurs besoins :

– Concilier vie professionnelle et personnelle ;

– Intégrer un milieu entrepreneurial majoritairement masculin ;

– Lutter contre le chômage ;

– Favoriser le développement des activités de femmes ambitieuses ;

Ces mesures n’ont pas pour objectif de stigmatiser les femmes mais de permettre de renforcer, peu à peu, la parité dans le monde entrepreneurial. Il s’agit prioritairement de soutenir les porteuses de projets en création comme en reprise en leur apportant une aide financière, des conseils et les réseaux adaptés à leurs besoins.

C’est une évidence !

Le marché de la reprise doit mieux adresser les femmes, car il s’agit d’un monde d’opportunités !

On estime à 600 000 entreprises compte tenu de l’âge du dirigeant qui seront à céder dans les 10 prochaines années. Il est vrai que certaines de ces entreprises sont difficilement transmissibles mais d’autres sont en quête d’un repreneur, ou d’une repreneure.

Dans ce milieu d’hommes, une fois n’est pas coutume, Eva Beschemin et Brigitte Texier ont eu tout faux, du moins au premier abord.

C’est ce qui rend leur aventure passionnante et tellement inspirante !

Toutes les deux confrontées dans leurs environnements professionnels respectifs à une absence d’évolution satisfaisante, cultivant un fort désir d’indépendance et conscientes par ailleurs que créer demande beaucoup de temps, et de l’énergie, le projet d’une reprise c’est imposé naturellement à elles.

 « La création n’était pas la meilleure des options » nous explique Eva Beschemin, « la reprise ouvre plus d’opportunités et moins de risques ». Mais il ne s’agit pas d’un long fleuve tranquille pour autant.

Sur ce chemin de la reprise, il a fallu qu’elles luttent contre les idées reçues telles que : « La reprise est un marché d’hommes » et « s’associer pour reprendre n’est pas une bonne idée » – et surtout qu’elles s’arment de patience.

Il leur aura fallu 2 ans pour aboutir leur projet, trouver leur cible et finaliser enfin la reprise de CANASUC, Entreprise spécialisée dans les sucres innovants « made in France », pour débuter leur belle histoire !

Les reprises au féminin sont rares. Alors qu’il s’agisse de deux femmes repreneures sur ce projet, cela attise la curiosité…

Existe-t-il pour autant un repreneuriat au féminin, une sororité encouragée ? Ce n’est pas simple d’y répondre de façon catégorique, des biais comportementaux existent propres aux femmes, et des freins qu’il faut pouvoir lever pour les encourager dans la voie de la reprise, au-delà d’un capital de départ.

Les femmes restent encore et toujours beaucoup moins bien financées que les hommes, mais comme les banques certains fonds d’investissement ont pris l’engagement d’équilibrer davantage les choses.

Sophie Delalande, Chargé d’affaires au sein du Cabinet Intercessio, nous confie qu’elle a vu une évolution ces dernières années et qu’effectivement les fonds d’investissement s’ouvrent de plus à plus à l’entrepreneuriat et au repreneuriat au féminin (*).

« C’est certes encore rare mais, si les fonds ne cherchent pas spécialement des femmes au départ, ils étudient leurs dossiers et peuvent les accompagner efficacement ! Sur un de mes dossier récemment, j’ai rencontré une dirigeante qui a repris l’an dernier une société avec UI Investissement Ouest, et Ils l’accompagnent maintenant dans sa démarche de croissance externe. »

Ce qui est certain c’est qu’Eva Beschemin, et Brigitte Texier ont travaillé leur dossier très rigoureusement pour s’assurer des meilleures chances de succès, qu’elles ont su se faire entourer d’un cercle de confiance avec des experts recommandés par leurs proches, que leur banquière était une femme et qu’elles ont racheté à une femme également qui avait hérité de l’Entreprise de son époux …

De là à en déduire qu’il existe un repreneuriat au féminin, on peut s’interroger.  Considérons à minima qu’il s’agit d’un monde d’opportunités et qu’en s’y intéressant les femmes ont tout à y gagner.

(*) Aujourd’hui 56 fonds d’investissement ont signé la charte SISTA et s’engagent sur des objectifs chiffrés. Ainsi, les signataires devront atteindre minimum 30 % de femmes au poste de partners et 50 % dans leurs équipes d’investissement afin de renforcer la mixité dans le processus de sélection des projets. D’ici 2025, 25 % des startups financées devront avoir été fondées ou co-fondées par des femmes, 30 % en 2030.

Valoriser son entreprise un préalable nécessaire

15 juin 2021 |
Editorial

Fondé sur l’observation et l’analyse de transactions réelles, le modèle Valentin® permet de calculer la valeur probable d’une Entreprise sur son marché.

Intercessio rencontre chaque année environ 1500 chefs d’Entreprise qui mettent en vente leur société (dont le chiffre d’affaires est compris entre 1 et 20 millions). C’est à partir de cette base d’observations statistique que Gilles Lecointre (*) a élaboré une méthode originale, un modèle simple de calcul de prix probable de cession d’une entreprise : Le modèle Valentin® ( comme valeur Entrepreneuriale) .

Des milliers d’entrepreneurs ont fait évoluer le modèle

Depuis 2004, des milliers d’entrepreneurs ont pu l’utiliser et par leurs commentaires, leurs requêtes ils ont permis de faire évoluer ce modèle pour qu’il réponde le plus justement aux attentes et aux besoins des entrepreneurs et du marché.

Gilles Lecointre revient sur trois principes de bon sens : « Confronter la théorie à la réalité – Ne pas se contenter de l’étude des bilans, en observant ce qu’il y a « derrière » les comptes -Redonner la maîtrise de l’évaluation aux dirigeants eux-mêmes qui doivent être capables d’argumenter la valeur de ce qui constitue souvent l’essentiel de leur patrimoine ».

Comment fonctionne Valentin® ?

C’est au travers de critères économiques et de critères qualitatifs que le modèle est défini, tout en y intégrant une fonction statistique.  

Pour avoir une idée de la valeur de votre Entreprise tester le modèle Valentin®,  c’est ici

Reprendre individuellement une Entreprise s’anticipe

2 juin 2021 |
Dossiers

Et si vous repreniez une société ….                                       

Vous avez travaillé au sein de grandes entreprises à des postes à responsabilité, et depuis quelques temps vous vous questionnez, vous souhaiteriez entreprendre. Ce serait l’occasion pour vous de vous réaliser au travers d’un projet qui serait enfin le vôtre.

Vous avez pris conseil auprès d’un ami avocat, d’un expert-comptable vous avez suivi quelques formations, et autres webinars sur la reprise d’entreprise en individuel et vous êtes prêts !

Reprendre une Entreprise se prépare

Mais un projet de reprise se conçoit et se murit. Vous devez vous interroger sur ce qui vous anime précisément.  Est-ce le fait de pouvoir rapidement vous verser un salaire de dirigeant ou est-ce de pouvoir vous investir sur un projet dans lequel vous avez une certaine expertise et une vision que vous souhaitez partager.

Les 2 aspects ne sont pas incompatibles bien au contraire, mais initier un projet de reprise c’est surtout considérer l’existant pour projeter la suite de l’entreprise ou de la cible.

Beaucoup de cédants sont ouverts aux repreneurs individuels même si leur préférence va plus naturellement vers des repreneurs entreprise.

Être bien accompagné est clé

Au sein du cabinet nous rencontrons beaucoup de repreneurs individuels dont le projet n’est pas suffisamment ciblé, construit.

Il faut se mettre à la place du cédant qui aura consacré toute sa vie, son énergie à son entreprise, qui aura fait évoluer ses collaborateurs, ses produits, gérer des succès et des échecs. Quel choix feriez-vous si vous étiez le pilote ? Choisir un repreneur n’ayant jamais piloté ou quelqu’un qui vous ressemble et qui comptabilise des heures de vols…Se séparer de son entreprise c’est comme perdre une partie de son identité. Nos experts conseillent les repreneurs individuels dans leur projet et leur approche en leur mettant à disposition des outils pour que l’opportunité se fasse et se concrétise dans un projet de reprise qui leur soit adapté.

Anticiper pour bien céder

9 juin 2021 |
En bref

Conseils pour bien céder votre Entreprise…

Vous envisagez de céder votre Entreprise, car vous souhaitez vous consacrer à d’autres projets. 

Il faut du temps et être bien accompagné est clé …

Cette page qui se tourne n’est pas une chose facile, c’est toute une partie de votre vie et de vos investissements dont il s’agit.

Le projet de transmission que vous allez élaborer vous appartient, il est unique et vous souhaitez qu’il soit à votre image. Il faut du temps et être bien entouré pour que cela se concrétise. Vous devez mettre à plat vos objectifs et déterminer vos besoins quant à ce projet.

En moyenne 12 mois sont nécessaires pour trouver un repreneur

Saviez- vous qu’un projet de cession nécessite en moyenne 12 mois (re voir fiche conseil) et qu’entre la signature d’un mandat de cession avec un cabinet de conseil et la signature d’un protocole c’est une moyenne de 12 mois qui s’écoulent …

Être bien accompagné est la clé du succès de votre projet.

Décryptage du marché cession-reprise

14 juin 2021 |
Dossiers

La crise : frein ou accélérateur des transmissions ?

La crise et la sinistrose impactent le marché de la transmission de différentes façons. Quelques constats …

Manager c’est prévoir !

Les tendances des cédants

Les cédants ont tendance à se concentrer davantage sur l’opérationnel de leur activité afin d’aider l’entreprise à passer le cap de ces temps difficiles.

Mais les chefs d’entreprise les plus clairvoyants n’arrêtent pas pour autant leur démarche et projets de transmission.

  • Les prix de cession ont tendance à baisser parallèlement à la baisse des capacités bénéficiaires des entreprises, avec des baisses de prix selon les secteurs de 5%, 10%, 20% voire plus.

La relance sera bien moins rapide que la venue de la crise et la remontée des valorisations « à la normale » demandera du temps notamment pour absorber les conséquences…

  • Si les entreprises ne sont pas impactées financièrement par la crise (cas assez rares), les repreneurs potentiels conscients de la rareté de cette situation se positionnent très rapidement avec des offres de prix maintenus que l’on peut mettre facilement en concurrence.
  • Si l’entreprise se trouve dans une situation financière précaire, la cession permet au chef d’entreprise de trouver rapidement une opportunité de sortie à moindre frais (cas d’entreprises dotées de capitaux propres insuffisants, d’une trésorerie fébrile, ou positionnées sur un secteur d’activité plus exposé que d’autres à la crise comme le secteur du tourisme).

Réaliser une transmission (de sortie) quitte à baisser même très significativement le prix permet d’éviter les effets désastreux d’une déclaration de cessation de paiement et sa répercussion sur les clients, la concurrence et les fournisseurs.

  • Certains dirigeants, proches de la retraite, dont la fonction est déjà difficile à porter en temps « normal », se posent personnellement davantage de questions, comme :
  • Ai-je la force, la volonté et l’envie de me battre pour mon Entreprise contre la crise ?
  • Combien d’années pourrais-je encore tenir ?
  • Quels développements dois-je envisager pour affronter demain ?

…La perspective de la retraite pouvant les vouer à plus d’inertie.

Les tendances des repreneurs

Les repreneurs auront tendance à manquer de certitudes sur l’avenir.

  • La difficulté reste encore plus qu’avant, dans la confiance et la vision que les repreneurs accordent à la société à racheter.

Reconnaître un vrai d’un faux repreneur consiste à analyser le volontarisme de sa démarche et sa détermination à faire aboutir son projet de reprise. Pour acheter demain, il faut être en recherche aujourd’hui !

  • Les cadres salariés de Grands Groupes en postes ou non ne sont pas à l’abri et vivent une incertitude au niveau de leur parcours professionnel.

La crise aurait donc pour effet d’augmenter significativement le nombre de ce type de repreneurs, dont la stabilité salariale est remise en question.

  • L’interrogation des repreneurs sur le comment pérenniser la reprise d’entreprise actuellement nécessite une pertinence accrue du jugement sur l’analyse des entreprises à reprendre (leur environnement, la connaissance et maîtrise des clients par les repreneurs, la prise en compte d’hypothèses basses dans le business plan).

Un facteur déterminant : l’obtention plus difficile mais pas impossible des prêts bancaires

En réalité, les banques prêtent toujours, mais selon des critères d’acceptation de prêts désormais bien plus exigeants, sachant :

  • Qu’il est plus laborieux de défendre son projet auprès des organismes prêteurs.
  • Que les montages financiers sont moins tendus en termes d’effets de levier, de remboursement de dette senior, tout en prévoyant des fonds de roulement suffisants (pour que la future direction consacre tout son temps à l’opérationnel et non à la négociation permanente de découvert).

Les conséquences en matière d’accompagnement et de conseils…

Nous sommes plus vigilants :

  • La cohérence et le montage du projet
  • La capacité financière des repreneurs via leur niveau d’apports de fonds propres.
  • L’insertion du schéma de financement dans la lettre d’intention.
  • La capacité et chances de succès des repreneurs à obtenir leurs crédits bancaires d’acquisition.

Effet accélérateur de la crise sur la transmission d’entreprises

Le monde bouge vite avec un impact réel sur la transmission d’entreprise, nécessitant une lucidité dans les prises de décision.

Les chefs d’Entreprise et les repreneurs armés pour combattre la crise, sont ceux qui anticipent, avancent et ne subissent pas ; Ils savent que la crise est source certes de difficultés mais aussi de très belles opportunités que seuls les plus courageux sauront saisir  !

Quel type de cédant êtes -vous ?

10 juin 2021 |
Editorial

En tant que patron, dans la vie de son Entreprise, un moment est appréhendé plus que les autres, c’est celui de l’issue, celui de la transmission, le passage du flambeau qui sonne le glas, que ce soit car l’heure de la retraite se précise, ou pour entreprendre un autre projet … Les raisons sont nombreuses et propres à chacun, mais si ce moment est inévitable, il est souvent douloureux pour celui qui aura voué sa vie à son Entreprise.

Que la séparation soit anticipée, préparée, voulue, ou forcée, Il sera important d’identifier, en tant que patron, quel type de cédant on sera, pour connaitre ses points de force et ses faiblesses, pour se prémunir de certains risques auxquels on pourrait se heurter.

N’oublions pas qu’il s’agit de se donner les meilleures chances de succès à la transmission de notre Entreprise en répondant à la bonne opportunité.

Vous n’aurez pas 2 fois la chance de faire une première bonne impression.

Les cédants hyper affectifs …

Pour eux leur Entreprise c’est toute leur vie. Ils sont prêts car le moment s’impose à eux mais dans la douleur.

La dimension affective est très présente dans leur management et dans la façon qu’ils ont eu de gérer leur entreprise, en agissant sans compter en « bon père de famille ». Pour les profils repreneurs ils vont chercher un successeur de confiance, une relation filiale, quelqu’un dans qui ils se retrouveront en termes de parcours, de profil, et de valeurs.

Si vous vous reconnaissez dans cette approche soyez prudent car trop de sentiments, trop d’émotion, peuvent influencer négativement vos décisions. Au cœur des discussions vous aurez tendance à réagir à chaud voire de façon impulsive, sans prise de recul, et le risque de couper court à une intention concrète est réel et dommageable.

Par ailleurs vous pourriez perdre en crédibilité face à vos repreneurs potentiels. Rester le plus rationnel possible dans vos prises de décisions, prenez le temps du recul avec votre conseil ; C’est important surtout au plus près de la fin du processus de transaction. 

Quand on sait qu’il faut en moyenne 12 mois pour concrétiser un projet de cession accompagné d’un conseil ! Ce serait dommage de ruiner tout le travail et l’investissement qui aura été fait dans le cadre de la valorisation de votre Entreprise et de son accompagnement à la reprise. Par ailleurs si rester dans l’Entreprise à posteriori de la signature est trop douloureux, réduisez le temps de l’accompagnement au strict minimum, personne ne vous en voudra ! La page peut être très lourde à tourner !

Les cédants « switchers »

C’est la quille !

Ils sont déjà partis dans leur tête avant même que le repreneur ait signé sa lettre d’intention.

Leur voilier est amarré, les billets pour un tour du monde réservés, quelque que soit leur projet tout est finalisé. Ils sont prêts pour la suite. D’ailleurs cela fait un moment que tout a été anticipé. La transaction se passe et le cédant switcher pourra vite sembler distant, peu concerné, voire absent, des discussions. Il est important de rester impliqué dans les échanges, votre absence d’implication peut entrainer une dévalorisation de votre entreprise et des conséquences. Vous pouvez néanmoins dès le démarrage de vos négociations designer un « homme clé » dans votre entreprise pour bien gérer le relais et ne pas ternir le contexte de la reprise. La personne ainsi désignée pourra garantir un climat de confiance, rassurer les repreneurs et assurer un meilleur passage de relais.

Les cédants réfractaires

Certains cédants vendent sous la contrainte !  L’heure a sonné mais c’est toujours trop tôt … Ils ne se sont pas vu vieillir et/ou leur époux -se leur a posé un ultimatum. Ce n’est pas leur choix.

Pour eux la seule motivation sera d’obtenir le montant le plus élevé possible, même si ce montant n’est absolument pas réaliste. L’ego du patron est grand ! Dans cette configuration, il est probable en tant que cédant que vous fassiez tout pour faire perdre du temps dans la finalisation de la cession, pour vous imposer, pour tout discuter …Attention, vous userez des repreneurs avec ces comportements et des opportunités intéressantes vous passeront sous le nez. Mettez votre égo de côté. Posez -vous des limites. Discutez avec votre conseil de la stratégie. Faire perdre du temps dans une transaction c’est souvent perdre de l’argent. Si vous vous reconnaissez, soyez beau joueur, Il faut vous convaincre qu’il est temps de partir, quelle que soit la raison, et que c’est mieux si vous laissez une bonne image de vous auprès de vos collaborateurs, de vos clients etc… C’est sans rancune.  

Les cédants et descendants

Votre entreprise est une entreprise familiale. Vous avez trouvé un repreneur idéal il accepte les conditions fixées en accord avec votre conseil et votre fille reste dans l’entreprise a un poste clé, et une garantie de salaire. Vous vous êtes toujours parfaitement accordés, et forcément pour vous il n’y a aucune raison que cela change. La place de votre proche est dans l’Entreprise et sans nul doute cela servira une certaine continuité et votre égo Pas toujours simple pour le repreneur comme situation. Il est important de cadrer le champ d’action, les perspectives d’évolution voire le cadre d’une éventuelle rupture avec votre proche en cas de désaccord. Le repreneur peut se sentir piégé dans certaines configurations . Un contrat salarial avec des clauses d’intéressement indécentes etc… En tant que cédant, il faut être transparent avec le repreneur pour que vos proches acceptent les termes de la reprise et la stratégie. Pas de cadavres dans le placard ni de polichinelle dans le tiroir, et les moutons seront bien gardés.

Les cédants « squatteurs »

Ils ont tout fait pour garder un pied dans l’Entreprise. Ils ont négocié de garder une partie des parts, un pourcentage sur les ventes, un poste honorifique, tout en garantissant en contrepartie le maintien des commandes, l’accès au réseau clients, une continuité dans les affaires et dans le management etc… Plutôt rassurant pour les repreneurs, cela favorise un climat de confiance dans l’Entreprise et pour ses perspectives. Mais Il y a des limites à ne pas franchir. Que se passe-t-il dans la tête du cédant. Tout s’emballe ! Voulant se mêler de tout, savonnant la planche du nouveau dirigeant, regrettant parfois la décision d’avoir céder publiquement, dénigrant les décisions du repreneur … On frôle la déstabilisation de la direction, le putsch interne.

Si vous sentez que vous pourriez avoir ce type de comportement, corrigez-vous ! ; Vous ne pouvez pas vouer une partie de votre vie à construire quelque chose pour essayer de le détruire par ailleurs. Vous avez choisi de céder ! C’est une décision mature et responsable qui vous engage et c’est important d’accompagner un repreneur dans cette passation mais évitez les coups bas, quelle satisfaction allez-vous en tirer ! Cadrez votre accompagnement le plus possible et donnez les rênes et les clés à votre successeur il en va de votre crédit.

Céder n’est pas un long fleuve tranquille

Créer puis céder et transmettre son Entreprise n’est pas un long fleuve tranquille. Il faut raison garder, se convaincre et dompter son égo. Créer une Entreprise c’est parfois l’aventure d’une vie, la cession est aussi souvent son dernier chapitre professionnel. C’est bien de le réussir !

Connaissez vous le langage M&A ?

9 juin 2021 |
Dossiers

Dans l’univers de la transmission d’Entreprise on « jargonne » beaucoup !

Il n’est pas toujours simple de comprendre tous les termes utilisés. Et pourtant autour de la table des négociations, Il est un pré requis, que l’on soit cédant ou repreneur, c’est bien de maitriser les quelques expressions, anglicismes et autres abréviations si souvent utilisés.

Voici quelques clés pour mieux comprendre le langage M&A, et les définitions des termes les plus courants.

Soyez prêts à parler M&A ?

M&A, justement, cela correspond à l’expression Mergers and Acquisitions, en français dans le texte soit littéralement « Fusions – Acquisitions », il s’agit du contexte de l’opération à laquelle vous allez participer.

Le teaser

Le teaser est un terme est très souvent utilisé pour désigner la présentation de l’Entreprise à céder. Le teaser met en valeur l’entreprise au travers d’une description efficace reprenant les informations importantes et les facteurs clés d’investissement. C’est sur cette base en général que les principaux intéressés poursuivront l’étude du dossier au travers du mémorandum.

Le memorandum

ou le « mémo » ou encore IM , pour Information Mémorandum,  produit par le conseil du cédant, est un document complet et détaillé de l’entreprise à transmettre. Elle détaille l’activité, les éléments financiers, le marché etc…Il permet au repreneur potentiel de se faire une idée précise de l’entreprise qu’il souhaite acquérir avant d’aller plus dans la démarche.

Le Small and Mid cap

Cette expression désigne les opérations de cessions acquisitions de petite et moyenne taille, en termes de chiffre d’affaires.

Buyer Due diligence ou BDD

Ce terme désigne précisément l’audit fait à l’initiative de l’acquéreur. Cette approche permet une vérification des informations financières, fiscales et juridiques de l’Entreprise que le repreneur souhaite acquérir.

Vendor due dilligence ou VDD

Symétrique de la BDD, la VDD est un audit engagé par le vendeur préalablement à la mise en vente de sa société. Il permet de traiter en amont d’éventuels points de négociation avec les acquéreurs potentiels.

Data Room

La Data Room représente l’ensemble des données financières, juridiques et opérationnelles qui vont être mises à la disposition des acquéreurs potentiels, ayant fait une offre indicative (voir LOI). Historiquement ces informations étaient mises à disposition de manière physique dans une pièce où les conseils des acquéreurs les étudiaient dans un laps de temps limité. Depuis une quinzaine d’années des hébergeurs spécialisés proposent des data room digitales.

MAC CLAUSE (material adverse charge)

Originaire des États-Unis, cette clause présente dans les SPA permet à l’acquéreur de mettre un terme à la transaction s’il survient un évènement susceptible d’affecter défavorablement la cible ( 11 Septembre, COVID 19).

NDA, soit le Non Disclosure Agreement

C’est l’accord de non divulgation , ou encore  l’accord de confidentialité. Il engage et protège les parties sur l’ensemble des informations qui seront échangées lors de l’étude du dossier de cession.

L’EBITDA

L’EBITDA est un sigle anglais dont la signification est  « Earnings Before Interest, Taxes, Depreciation, and Amortization ».Cet indicateur désigne le bénéfice avant intérêts, impôts et amortissements. Il désigne les revenus d’une entreprise avant soustraction des intérêts, impôts, dotations aux amortissements et provisions sur immobilisations. L’EBITDA, utilisé aux Etats Unis, se rapproche assez sensiblement de l’Excédent Brut d’Exploitation (EBE) plus couramment utilisé en France.

Earn out, ou clause d’Earn out

L’Earn out désigne un complément financier du montant de la cession. Cette clause prévue et intégrée au contrat de cession, prévoit de faire verser, par le repreneur un complément de prix au cédant sur la base de performances futures, financières et/ou opérationnelles de l’Entreprise cédée.

La « LOI ou L.O.I .», Letter of Intent

C’est une lettre formalisant clairement l’intention d’acquérir, produite par le repreneur potentiel et son conseil , intégrant les termes financiers de la proposition d’acquisition de l’Entreprise visée.

Le SPA ou Shareholder Purchase Agreement

Ce document correspond à un contrat de cession qui définira le transfert de propriété d’actions d’une Entreprise à son repreneur.

Le Closing , ou Conclusion

C’est un étape attendue plus souvent pour les différentes parties car elle vient finaliser le deal , l’opération après notamment la levée des clauses suspensives .

Le LBO, ou Leverage Buy out

Ce terme désigne un montage financier et juridique de rachat d’une Entreprise par un effet de levier en ayant recours à un fort niveau d’endettement bancaire.

1er trimestre 2021 record pour l’Argos Index® 1er

27 mai 2021 |
En bref

Argos Index® 1er trimestre 2021, pour une fois encore son plus haut historique.

L’Argos Index® du 1er trimestre 2021 atteint 11,3 x l’EBITDA,

Depuis le début d’année, il est tiré par le haut du mid-market (fonds propres > 150M€) et par les fonds d’investissement dont les multiples atteignent un niveau record.

Les perspectives de retour de la croissance en zone euro sont bénéfiques aux valorisations, grâce à la progression du nombre de vaccinés, au maintien de taux d’intérêt bas à long terme, et de la hausse continue des marchés action.

Près de 50% des opérations référencées dans l’Argos Index® au 1er trimestre le sont dans les secteurs de la santé et de la technologie.

Retrouvez toutes les infos sur https://argos.wityu.fund/fr/argos-mid-market-index/1er-trimestre-2021/

Le climat des affaires au beau fixe en Mai 2021 !

26 mai 2021 |
En bref

En net rebond par rapport au mois d’Avril, le climat des affaires s’améliore très fortement.

Avec l’accélération de la campagne de vaccination et l’allègement progressif des restrictions sanitaires, la France amorce une nette progression de son activité économique même si le niveau d’avant crise n’est pas encore atteint.

L’indicateur du climat des affaires – combinant les indices dans les services, dans le bâtiment, ainsi que dans le commerce de gros et de détail – a progressé de 12 points.

La promesse du rebond est là !

Retrouvez toutes les informations https://www.insee.fr/fr/statistiques/5387059

Reprendre à titre individuel ne peut pas s’improviser

12 mai 2021 |
Editorial

Il faut s’y préparer !

La voie de la reprise n’est pas un long fleuve tranquille …

Si cette voie vous tente alors préparez-vous !

En fonction de votre parcours et de vos acquis, Il faudra sans doute acquérir d’autres compétences que vous n’aurez peut-être pas ou bien seulement les renforcer, comme en matière juridique, fiscale, comptable ou encore financière …

Puis vous allez devoir marketer votre parcours et vos attentes, concevoir votre CV , et déterminer votre cible afin de  vous mettre en recherche de votre « pépite ».

Pour cela un conseil, ne jamais vous contenter d’une seule entreprise visée ! Malgré le fait que ce soit un investissement de temps dites-vous bien que le cédant a le choix ! Faites-en tout autant, ayez plusieurs dossiers dans votre viseur.

Ne soyez pas trop gourmand sur la cible visée …

Selon Gilles Lecointre, une cible à portée individuelle, à quelques exceptions près, est une cible à moins de 1,5 M€ de valorisation, avec un apport de fonds personnels compris entre 1/4 et 1/3 , sur un métier que l’on connait ou pour lequel on a des prédispositions et une grande attirance , avec un retour sur investissement raisonnable et un effet de levier réaliste et atteignable !

Et puis faites confiance à votre analyse et à votre bon sens, tout en privilégiant une cible à votre portée : étudier le savoir-faire, analysez la position sur le marché, la motivation du personnel, la modernité de l’offre, des produits, la place du dirigeant, le volume des stocks, la réputation …

Analyse et bon sens

Concernant l’analyse financière, tout en gardant votre objectivité, vous concentrerez votre étude sur les documents factuels : le Chiffre d’affaires des 5 dernières années ( et spécifiquement celui de l’année en cours ainsi que le précèdent compte tenu de la crise vécue), le résultat d’exploitation, la masse salariale, les fonds propres, la trésorerie disponible et les placements, ainsi que l’endettement à long terme. Par ailleurs vous n’échapperez pas à l’indispensable audit comptable et financier de la cible, comme à l’audit juridique, fiscale et social. En tant que repreneur vous ne pourrez pas faire l’impasse sur la démarche.

Les fondamentaux pour faire un bon repreneur

La connaissance du secteur et les indicateurs financiers sont à connaitre. Il faut par ailleurs disposer d’un montant de capitaux propres suffisant et ne surtout pas négliger les facteurs psychologiques ! Une affaire se conclue souvent car un climat de confiance s’est instauré entre le cédant et le repreneur. Le repreneur doit savoir se vendre sans trop en faire !

Un contexte « Covid-19 » qui chahute la transmission d’Entreprise

18 mai 2021 |
Dossiers

La pandémie joue les prolongations et il n’est pas facile d’être en prise de recul pour analyser concrètement les conséquences de cette crise sanitaire sur les cessions-acquisitions d’entreprises.

Ce qui est certain c’est que personne ne peut nier l’impact financier sur le chiffre d’affaires de nombreuses entreprises notamment pour les secteurs d’activité comme la restauration ou le tourisme.

Les dirigeants gardent confiance

Depuis le début de l’année néanmoins la perspective d’un vaccin semble éclaircir quelque peu l’horizon des patrons. En France 59% des dirigeants sont confiants quant à une reprise de la croissance, alors qu’ils n’étaient que 18% l’an passé à la même époque, selon la 24ème Edition de la Global CEO Survey de PWC.

Les impacts sur le marché des transmissions

Que pouvons-nous tenter de déduire quant à l’impact en matière des projets de transmission pour les PME-PMI ?

Du coté les cédants qui disposaient d’un projet de cession avant la crise, et qui subissent une perte de CA, ceux-là pour beaucoup, restent encore dans l’incertitude et préfèrent reporter leur projet en espérant remonter leur chiffre d’affaire et stabiliser leur situation.

Pour les cédants, qui étaient déjà engagés et dont le carnet de commandes a pu amortir l’impact de la crise, ceux-là restent mobilisés sur leur projet et sont même pressés de concrétiser pour préserver les résultats et ne pas impacter le prix de vente fixé.

Pour les repreneurs, les impacts sont similaires. En effet un repreneur engagé sur un projet de reprise sur un secteur particulièrement impacté va préférer différer son projet ou changer de cible quant au secteur initialement privilégié.

Des banques souvent frileuses

Par ailleurs les banques qui auraient plus facilement soutenus des projets de reprise avant crise révisent inévitablement les risques sur certains secteurs d’activité ou par rapport à certains dossiers peu ou pas assez solides.

Un marché d’opportunités

Gardons en perspective que le bout du tunnel n’est pas loin, l’incertitude réside sur la distance du tunnel qu’il reste à parcourir ; Tout cela sans nul doute, et c’est notre avis chez Intercessio va générer des opportunités sur le marché de la transmission.

Trésorerie, Investissement et Croissance des PME/TPE

18 mai 2021 |
En bref

Au 1er semestre 2021 – Focus sur l’impact de la crise sur la situation financière des PME/TPE selon le Baromètre Bpifrance Le Lab et Rexecode

La reprise d’activité se dessine et se confirmera sans doute dans les prochains mois …

La majeure partie des dirigeants de PME et TPE, interrogés 2nde partie d’Avril sur les conséquences de la crise, pensent que leur activité pourrait revenir à la normale rapidement, néanmoins 46% d’entre eux estiment que cela ne sera pas sans difficulté.

28% d’entre eux estiment que leur chiffre d’affaires aura égalé ou dépassé le niveau de référence d’avant crise en 2021. Toutefois, 43% d’entre eux pensent que la crise leur coûtera plus de 10% de chiffre d’affaires.

52% des dirigeants estiment que leur activité pourrait revenir rapidement à la normale, 46% anticipent un retour à la normale difficile et 2% envisagent une liquidation de leur entreprise.

L’appel au PGE pour sauvegarder sa trésorerie

Selon le baromètre Bpifrance, les dirigeants interrogés déclarent avoir principalement sollicité le PGE dans un objectif de renforcement de leur trésorerie et la constitution de liquidités de précaution. En revanche, 8 % des dirigeants de PME/TPE craignent ne pas être en mesure de le rembourser. Cette proportion connait un accroissement régulier (4 % en septembre et 6% fin octobre).

Retrouvez le baromètre complet ici

Baromètre publié par Bpifrance Le Lab et Rexecode lundi 10 mai 2021Résultats selon l’enquête réalisée auprès de près de 2000 dirigeants de TPE/PME du 19 au 28 avril.

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