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Comment financer sa reprise d’entreprise?

17 février 2021

Pour financer son projet de reprise d’entreprise, il existe différentes options pour le repreneur. Avant de solliciter les banques pour financer une dette d’acquisition, le repreneur devra disposer d’un apport personnel bien dimensionné à son projet, et à la taille de l’entreprise cible.

Tour d’horizon des solutions.

1 – L’apport personnel en fonds propres

Avant de solliciter un établissement bancaire pour sa dette sénior, le repreneur doit disposer d’un apport en fonds propre afin de démontrer son sérieux et de crédibiliser sa démarche. Selon l’AFE, aujourd’hui, cet apport doit représenter entre 20 et 35 % du prix de vente de la cible. Il sera représentatif de votre détermination dans le projet . Alors comment réunir ces fonds propres ?

Le patrimoine personnel du repreneur

Le repreneur va, bien entendu, penser en premier lieu à ses deniers personnels, notamment des indemnités de départ dans le cas où il était jusqu’alors salarié. Attention toutefois à ne pas mettre 100 % de son patrimoine personnel dans le rachat d’une entreprise et d’en conserver une partie en cas d’aléas.

Le love money

Autre piste. Le love money, autrement dit des fonds venant de la famille, d’amis ou d’autres proches. Ils peuvent participer au projet sous forme de donation, de participation au capital de la future société ou de prêt. Rappelons que les particuliers qui investissent dans une entreprise peuvent d’ailleurs bénéficier d’avantages fiscaux.

Les différentes aides publiques

Les aides publiques, nombreuses, ne doivent pas être négligées par le repreneur. Elles émanent de l’Etat, des régions, d’autres collectivités et même de certains établissements publics. Le porteur de projet ne doit, toutefois, pas consacrer trop de temps et d’énergie à tenter de collecter l’ensemble des aides, certaines pouvant être relativement modiques. Toutes ces aides sont accessibles grâce au moteur de recherche « aides-entreprise.fr« .

Les prêts d’honneur des réseaux d’accompagnement

Le repreneur peut également penser aux prêts d’honneur. Ils sont décernés par des réseaux d’accompagnement comme  « Réseau Entreprendre » ou « Initiative France« . Le repreneur devra être sélectionné au préalable. Ces prêts sont à taux zéro, sans garantie, ni caution personnelle. Leurs montants vont de quelques milliers à plusieurs dizaines de milliers d’euros selon la nature du projet et le réseau.

Le recours à des investisseurs

Les investisseurs peuvent participer de façon importante au financement de la reprise en fonds propres. « Vous avez la possibilité de créer une holding de reprise et d’ouvrir le capital de cette dernière à des investisseurs « , souligne l’AFE. Dans les faits, le repreneur va créer une société-mère qui va détenir tout ou partie de l’entreprise qui va être reprise. Des fonds d’investissement ou des business angels peuvent sollicités. Il peut être également intéressant d’intégrer une campagne de crowdfunding, différentes plateformes existent. Dans ce cas des contreparties seront à prévoir en fonction du montant des sommes versées.

2 – La dette senior

Négocier avec les établissements bancaires

Une fois les fonds propres réunis, il s’agit de se mettre en quête d’un crédit. Dans ce cadre, les premiers acteurs sont, bien sûr, les banques.  « L’endettement se fait généralement sur une durée de 7 ans et ne couvre généralement pas plus de 70 % du prix d’acquisition « , assure l’AFE. Le repreneur ne devra pas uniquement se focaliser sur les taux ; les garanties et les frais de dossier peuvent se négocier. C’est aussi le bon moment d’évoquer la future relation bancaire et, notamment, les conditions d’éventuelles autres lignes de crédit. Les banques exigeront très vraisemblablement des garanties.

Le prêt transmission de Bpifrance

Le repreneur pourra également regarder du côté de Bpifrance qui propose toujours un contrat de développement transmission pour les reprises de PME. Il s’agit d’un prêt de 40 000 à 60 000 euros, sans garantie ni caution personnelle, qui doit être associé à un prêt bancaire. Ce dernier ne peut pas représenter plus de 40 % de l’ensemble des prêts obtenus par le porteur de projet. Par ailleurs, l’établissement public peut garantir les prêts bancaires à 50 % pour la reprise d’une PME.

Le crédit-vendeur et l’earn out

Enfin, autre possibilité de financement en crédit, le crédit-vendeur. Le principe est simple : c’est le cédant qui va accorder un prêt à son repreneur pour le rachat de sa propre société. Comme l’earn out, cette solution peut mettre un peu d’huile dans les rouages d’une négociation difficile et ainsi débloquer la situation.