Une progression de 4,8 % des crédits bancaires accordés aux PME

21 septembre 2011

Isabelle Marie

Avant la rencontre du 20 septembre, le climat était pour le moins tendu entre les acteurs bancaires et les représentants des PME et TPE. Après la rencontre du 20 septembre, les relations entre ces deux mondes semblaient bien plus sereine. Bien en a donc pris à Frédéric Lefebvre, secrétaire d’Etat aux PME d’avoir réuni les banques et les représentants des entreprises, ces derniers redoutant que les premiers ne restreignent à nouveau l’accès aux crédits du fait de la crise financière.

Les TPE captent 64 % des crédits

Les banquiers ont pu s’expliquer, livrer quelques chiffres et certainement rassurer les entrepreneurs. « Dans un contexte toujours marqué par la crise, les banques en France ont continué de financer les TPE/PME et de répondre à leurs demandes de crédit. En 2010, les crédits mobilisés pour les TPE/PME ont augmenté de + 3,6% sur un an. A fin juillet 2011, le taux de progression de ces encours est de 4,8%. Depuis plus de 2 ans, cette performance est plus forte que celle connue par l’ensemble des entreprises », assure la Fédération bancaire française.
Pour la première fois, la Banque de France a chiffré les crédits accordés aux TPE en les distinguant donc de l’ensemble des PME. Il apparaît que les crédits aux plus petites entreprises représentent 64 % de l’encours des crédits consentis à l’ensemble des PME, soit 186 milliards d’euros.

Les taux en France sont inférieurs à la moyenne européenne

La Fédération bancaire française affirme par ailleurs que les taux accordés aux entreprises en France demeurent inférieurs à la moyenne européenne : le taux moyen est de 3,25 % dans l’hexagone alors qu’il est de 4,09 % pour la zone euro. Enfin, les banques rappellent que selon une enquête d’Oséo de juillet 2011, 89 % des PME estiment avoir un accès aisé au crédit pour leurs investissements.
Il a été à nouveau demandé aux établissements bancaires qu’ils respectent bien le délai de réponse de 15 jours aux demandes de financements courants, à partir du moment où le dossier reçu est complet. Les représentants des entreprises ont demandé aux banques d’accorder davantage de crédits de trésorerie plutôt que des découverts.