Une mesure à l’étude pour favoriser la reprise par les salariés d’entreprises en difficulté

3 juillet 2012

Isabelle Marie

Chargé au sein du gouvernement de l’Economie sociale et solidaire, Benoît Hamon s’intéresse aussi à la reprise d’entreprise. Lors d’un récent déplacement à Lille le nouveau ministre a assuré qu’il travaillait à une mesure visant à offrir un droit préférentiel de reprise d’une entreprise en difficulté par ses salariés, notamment sous forme de Scop.

Pour ce faire un nouveau statut serait d’ores et déjà à l’étude, entre l’entreprise classique et la Scop. Avec cette nouvelle forme juridique, l’objectif de Benoît Hamon est de tenter d’atténuer l’une des difficultés majeures à laquelle se heurtent les salariés qui souhaitent reprendre eux-mêmes leur entreprise. Ils ne possèdent souvent pas assez de fonds propres et ils ne peuvent pas recourir de façon importante à des capitaux extérieurs, risquant alors de perdre la majorité des parts.

Selon le ministre, pas de moins de 200 000 emplois disparaissent chaque année faute de repreneurs alors que les entreprises concernées sont saines. Il serait intéressant de connaître la construction de cette statistique, toutefois, il est évident que le phénomène est réel. Un projet de loi dédié à l'Économie Sociale et Solidaire, qui devrait voir le jour d’ici le début de l’année prochaine, devrait inclure cette mesure.