Un quart des entreprises de biens de consommation souhaitent faire une acquisition en 2011

23 mai 2011

Isabelle Marie

Si certaines des  conséquences de la crise économique vont continuer à produire leurs effets sur une période plus ou moins longue selon les secteurs d’activité, il est indéniable qu’un retour à l’optimisme et la croissance se profile dans certains domaines de la vie économique.

Ainsi, selon la dernière étude de KPMG, pas moins de 25 % des entreprises de biens de consommation et de distribution envisagent de réaliser une acquisition au cours de l’année. La croissance organique est la stratégie de croissance la plus souvent citée par les entreprises interrogées. 74% d’entre elles prévoient de pénétrer de nouveaux marchés, principalement par l’implantation de nouveaux points de vente et la mise en place de canaux de distribution additionnels (notamment on-line). Les repreneurs peuvent donc s’attendre, au moins sur ces secteurs bien précis, à une certaines concurrence de la part des personnes morales.
« Si la récession économique a impacté significativement les entreprises de biens de consommation ces trois
dernières années, celles qui ont su résister en sont sorties renforcées : près de 50% d’entre elles estiment disposer aujourd’hui d’une meilleure structure de coûts, de meilleures perspectives de croissance, et de meilleures relations avec leurs fournisseurs
», précisent les auteurs de l’étude.

Si un certain optimisme prévaut quant aux projets d’acquisition ou de fusion, 45 % des entreprises interrogées indiquent tout de même qu’elles auront du mal à maintenir leurs marges en 2011. Les principales menaces citées sont le coût des matières premières et des marchandises (57%), suivi de près par les remises commerciales (51%) et la volatilité des changes (37%). « Près de 50% des entreprises interrogées constatent une augmentation de leurs coûts résultant de l’évolution des normes et réglementations en matière de santé, sécurité alimentaire et développement durable. 60% des entreprises interrogées pensent qu’il leur sera difficile d’augmenter les prix de vente en 2011 », indiquent les experts de KPMG.