Un léger mieux sur le front des défaillances

24 avril 2013

Isabelle Marie

Le nombre de défaillance d’entreprises, sur le premier trimestre 2013, a légèrement de baissé, de 1,8 %, mais demeure donc à un niveau élevé. C'est ce que révèle la dernière étude d'Altares. Sur les 16 310 procédures enregistrées lors des trois premiers mois de cette année, 11 258 sont des liquidations judiciaires directes, 4 641 des redressements judiciaires et 411 des sauvegardes. Notons que les procédures de sauvegarde ont progressé de près de 20 %. Cette hausse peut être considérée comme un signe encourageant car la sauvegarde signifie que le dirigeant a pris conscience assez tôt de ses difficultés et a décidé de faire aider pour tenter de les résoudre.

La catégorie des micro entreprises est celle qui connaît l’évolution la plus favorable avec un recul de 12 % du nombre d’ouvertures de procédures, soit 6 193. A l’inverse, les défaillances de TPE (de 1 à 9 salariés) sont en augmentation de 7 % à 8 875 procédures. Les PME (de 10 à 49 salariés) résistent mieux puisque 4 % de moins ont défailli au cours de ce premier trimestre 2013 par rapport à la même période de 2012. En revanche, les PME de plus de 50 salariés enregistre une hausse de 12 % du nombre de procédure, et ce, après une hausse de 14 % lors du premier trimestre 2012 par aux trois premiers de 2011.

L’immobilier, un secteur en berne

« Sans ignorer le poids d’une conjoncture européenne qui mine les optimistes les plus déterminés, les PME en cessations de paiement sont moins des sociétés en brutal effondrement des carnets de commandes, comme ce fut le cas des années de crise, que des sociétés en manque de financement », souligne Thierry Millon, responsable des analyses Altares. Ce dernier précise qu’une défaillance sur quatre est due à des retards de règlement. « Les sous-traitants et, plus généralement les fournisseurs, doivent donc redoubler de vigilance sur la gestion de leur risque client et particulièrement sur le respect des délais de paiement », poursuit-il.

Par secteur d’activité, l’immobilier est l’un de ceux qui connaît une des plus fortes progressions du nombre de procédures avec une hausse de 11 %, à 660 procédures. La seule activité des agences immobilières totalise 252 ouvertures de procédures, soit une hausse de pas moins de 24 %. Notons également que 1 532 restaurateurs ont déposé le bilan lors de ce premier trimestre 2013, soit 2,3 % de plus que lors des 3 premiers 2012. La tendance apparaît nettement meilleure dans le secteur des services. A titre d’exemple, le service aux entreprises connaît une baisse de 8 % du nombre de procédures.