Un baromètre de valorisation des PME

17 mars 2014

Isabelle Marie

L’une des problématiques majeures dans le processus de transmission d’une entreprise est la valorisation de celle-ci. L’évaluation peut être effectuée par différentes méthodes, et bien souvent par une combinaison de deux ou trois, avec des résultats qui peuvent s’avérer très différents selon les évaluateurs pour une même entreprise. Des différences notables de résultat peuvent engendrer des difficultés dans les négociations quand ce n’est pas une rupture de ces dernières.

Si le marché financier fournit en permanence des éléments de valeur des sociétés cotées, il en va différemment pour les PME.
Dans ce cadre, Absoluce, groupement national de cabinets d’audit et de conseil, a mis en place un nouvel outil : le baromètre de valorisation des PME non cotées, afin de fournir aux professionnels de l’évaluation des indicateur par secteur, activité et taille de l’entreprise.

De quoi s’agit-il ? « D’une approche statistique qui permet de rectifier les multiples issus du marché boursier et de traduire le risque précis pour un actionnaire d’une entreprise non cotée », répond Absoluce. Ce travail repose sur 6 indicateurs : le beta, le coût des fonds propres, le coût moyen pondéré du capital, le PER, le multiple d’Ebit et le multiple d’Ebitda.

Dans les faits, l’analyse repose sur une étude portant sur une durée de 5 années, sur 14 principaux secteurs de l’économie. La différenciation se fait en fonction de la taille de l’entreprise définie  selon 7 paliers de chiffre d’affaires. Il apparaît qu’existe des secteurs à forte décote. Il s’agit de ceux qui sont en restructuration du fait de modifications du marché. D’autres sont à faible décote, soit les secteurs déjà sanctionnés par les marchés et qui ont été au cœur d’une crise comme l’automobile ou l’immobilier. « Autre enseignement du baromètre : plus la société est petite, plus le taux de décote est élevé. Ce constat corrobore les faits : plus la société est de petite taille, plus les risques sont importants, ce qui justifie une décote complémentaire », soulignent les concepteurs de ce baromètre.Il s’agit d’un outil supplémentaire qui peut s’avérer bien utile aux cédants, aux repreneurs ainsi qu’à leurs conseils.