Transmission : les valorisations des PME repartent à la hausse

29 septembre 2011

Isabelle Marie

Bonne nouvelle sur le front des valorisations. Concernant le mid market, elles retrouveraient en juin 2011 leur niveau d’avant la crise. L’indice Argos Mid-Market, qui mesure l’évolution des valorisations des sociétés mid market non cotées de la zone euro, s’établit à fin juin 2001 à 7,2 fois l’EBITDA historique, soit une progression de 9 % par rapport à son niveau de décembre 2010.

Les fonds LBO payent davantage que les industriels

Ce sont avant tout les opérations de LBO qui tirent l’indice vers le haut. Le multiple de ces dernières est de 7,6 fois l’EBITDA, soit une progression de 13,5 % par rapport au niveau enregistré en décembre 2010. Sur un an, la hausse est de 31 %. Les prix payés par les fonds LBO ont donc retrouvé leur moyenne de la période 2005 – 2008. Comme l’indique Grégoire Buisson, directeur général d’Epsilon Research qui co-réalise cet indice, « pour la première fois depuis la création de l’indice les multiples de valorisation des opérations LBO mid-market sont supérieurs à ceux des acquisitions industriellles, et ce de 10 % ».

Un marché de la transmission qui stagne en volume

Différents facteurs expliquent cette hausse des valorisations LBO : les liquidités importantes dont disposent les fonds, la concurrence plus rude pour des cibles de qualité dans un marché qui stagne en volume et l’anticipation d’un retour de la croissance pour les entreprises. Notons bien que cet indice a été calculé en juin, donc avant la crise financière de l’été. L’optimisme dont avaient alors fait preuve les différents acteurs de ce marché serait certainement à relativiser aujourd’hui.
Pour leur part, les acquéreurs industriels ont certes payé plus cher leurs cibles que l’année passée mais la progression apparaît plus modérée que celle des fonds LBO. Ils ont payé 6,9 fois l’EBITDA soit une progression de 5 % par rapport à l’indice de décembre 2010. Selon les auteurs de l’étude, si les entreprises bénéficient de conditions assez favorables, notamment d’un faible niveau d’endettement, elles demeurent prudentes en raison des incertitudes pesant sur la zone euros.