Stabilité du nombre de défaillance sur les 3 premiers mois de 2012

24 avril 2012

Isabelle Marie

Sur le premier trimestre de cette année, selon les chiffres d’Altares, le nombre de défaillances d’entreprises est demeuré stable par rapport à la même période de 2011 (+ 0,3 %) à 16 206. Plus précisément, 324 ont fait l’objet d’une procédure de sauvegarde et 15 882 ont été placées en redressement judiciaire ou ont fait l’objet d’une liquidation judiciaire directe. Depuis quatre ans, ce chiffre est stable mais le niveau de 2008, avec 3 500 défaillances de moins, n’est toujours pas rattrapé.

Ce sont les activités de transport et logistique (+ 7%), de restauration (+ 6 %) et de santé (+ 13 %) qui apparaissent comme étant les plus impactés. Dans le commerce, le nombre de défaillance se stabilise alors que les secteurs de l’industrie et de la construction enregistrent un léger mieux.

Augmentation de la sinistralité des PME de plus de 50 salariés

« 93 % des entreprises défaillantes, soit 14 700, sont des micro-entreprises (moins de 10 salariés). Ce taux, comparable à celui représentant ces structures dans la démographie des entreprises françaises, tend à démontrer que ces entreprises ne sont donc pas «surdéfaillantes ». De plus, elles s’inscrivent sur une tendance stable (- 0,2 %) sur ce début d’année 2012. Les sociétés de plus de 10 salariés sont davantage vulnérables. 1 150 ont déposé le bilan depuis le début de l’année, c’est 7,2 % de plus qu’un an plus tôt. La situation est encore plus délicate pour les PME de 50 salariés et plus. 123 sociétés de cette taille ont connu une défaillance sur le premier trimestre soit une augmentation de 27 % par rapport au même trimestre 2011 », précisent les experts d’Altares. Cette augmentation de la sinistralité des PME importantes est révélatrice de leurs faiblesses structurelles notamment sur le plan des fonds propres et de la marge d’exploitation.

Soulignons que la procédure de sauvegarde, qui entre dans sa septième année de mise en application, ne représente que 2 % de l’ensemble des procédures collectives prononcées. Nombre de dirigeants ont du mal à solliciter le tribunal de commerce pour la mise en application d’une telle procédure alors que, pourtant, elle permet souvent de remettre l’entreprise en difficulté sur de bons rails.