Stabilisation des défaillances sur les 12 derniers mois

24 mai 2013

Isabelle Marie

Selon la Coface, en dépit d’une stabilisation ( à – 0,1 %) du nombre de défaillances de mai 2012 à avril 2013, « la vulnérabilité des entreprises françaises reste préoccupante ». Le groupe d’assurance-crédit estime en effet que la stabilisation observée ne pourrait être que provisoire, les entreprises étant bien entendu fragilisées par la récession en cours, qui n’a fait que se confirmer sur le premier trimestre de cette année.

Sur les 12 mois de mai 2012 à avril 2013, le nombre de défaillances s’établit à 59 630, soit un niveau assez proche du triste record de 2009 (63 204 défaillances). Le coût de ces défaillances pour les fournisseurs continue de progresser pour atteindre, sur la période considérée, 4,3 milliards d’euros, soit une hausse de 2,7 % par rapport à la même période un mois auparavant. Il s’agit des coûts financiers et sociaux associés à ces défaillances. Soulignons qu’en matière d’emplois, les effectifs menacés par les défaillances s’élèvent à un peu plus de 191 000 salariés, à comparer aux 213 000 de 2009.

Les entreprises maintenant moins aptes à résister à un retournament conjoncturel

« Malgré une conjoncture moins dégradée qu’en 2009, l’impact sur les entreprises en termes de défaillance est d’ampleur comparable. Très atteintes par une crise exceptionnellement longue, les entreprises françaises sont désormais moins aptes à résister à un retournement conjoncturel, fût-il d’ampleur limitée », estime Jennifer Forest, de la direction de la recherche économique de la Coface.

Coface considère que les deux tiers des secteurs d’activités sont porteurs de risques. Le seul secteur de la construction représente le tiers des défaillances entre mai 2012 et avril 2013, soit une progression de 2,4 % par rapport à la même période 12 mois plus tôt. Le secteur des services aux particuliers voit le nombre de ses défaillances augmenter de 4,4 % et celui de l’automobile de 4 %.Par taille d’entreprise, ce sont les PME qui connaissent la forte progression des défaillances, avec une augmentation de 3,7 % en un an.