Reprise d’entreprise : vers un rôle renforcé des cabinets d’intermédiation ?

19 mars 2015

Isabelle Marie

S’appuyant en particulier sur les études de la BPCE et du Trésor, la parlementaire Fanny Dombre-Coste souligne que la moitié des dirigeants de plus de 60 ans expriment le souhait de céder leur entreprise dans un délai de deux ans. Mais, dans les faits, il existe un réel décalage entre l’intention et le passage à l’acte.

« Ce retard dans la cession de ces entreprises a des conséquences : l’entreprise va en quelque sorte vieillir  avec son dirigeant, les objectifs de croissance et d’innovation se réduire et, sans qu’il y ait défaillance de l’entreprise, rendre sa transmission plus aléatoire ou plus difficile », explique Fanny Dombre-Coste dans le cadre de son rapport d’évaluation du droit d’information préalable des salariés en cas de cession de leur entreprise.

Impliquer toutes les parties prenantes

Selon elle, l’accompagnement « dans toutes ses dimensions » est un axe qu’il s’agit clairement de développer. Elle poursuit : « si les conseils en matières de cession/transmission sont nombreux, ils restent difficiles à identifier par les dirigeants concernés. Cette difficulté à identifier les bons interlocuteurs-conseils contribue au retard de préparation (voir d’anticipation) dans la transmission des entreprises ». Si la députée ne cite pas les professionnels, il semble évident qu’elle évoque les réseaux d’accompagnement et les cabinets d’intermédiation. En effet, les avocats, experts-comptables et notaires sont clairement identifiés par les cédants potentiels. La parlementaire assure « qu’améliorer les dispositifs d’information en impliquant toutes les parties prenantes pourrait une piste à travailler ».

En conclusion de son rapport, Fanny Dombre-Coste précise que le deuxième volet de sa mission, sur lequel elle travaille actuellement, va porter sur les sujets suivants : organisation des réseaux d’acteurs agissant en matière de cession/transmission d’entreprise, sensibilisation des chefs d’entreprises, dispositions fiscales liées aux transmissions et  formation des repreneurs.