Recul de 8,5 % des reprises de fonds de commerce en 2013

28 mars 2014

Isabelle Marie

La poursuite de la crise économique, très certainement conjuguée aux incertitudes sur le plan fiscal, produit ses effets sur le volume de cession de fonds de commerce. Selon la quatrième édition du Baromètre Bodacc (conçu en partenariat avec Altares), le nombre de transmission de fonds de commerce a reculé de 8,5 % en 2013. Quelques 44 504 opérations de ce type ont été enregistrées au Bulletin officiel des annonces civiles et commerciales, qui assure la publicité des actes enregistrés au registre du commerce.

Le prix moyen d’acquisition est également en baisse. La valeur moyenne des fonds s’est dépréciée de 4,2 % en un an à 191 066 euros. Ce recul intervient après une hausse de 6,8 % en 2011 et de 6,1 % en 2012. « En 2013, le marché reprend son souffle et dans un contexte économique délicat où l’accès au financement est resté compliqué, les vendeurs ont probablement plus difficilement trouvé les acquéreurs au prix souhaité. Ce montant reste, néanmoins, très au-dessus de celui constaté en 2009 (174 500 euros), preuve d’un meilleur niveau de confiance des repreneurs à pouvoir rentabiliser leur investissement », soulignent les auteurs du Baromètre Bodacc.

Les ETI reprennent de plus en plus de fonds de commerce

Le Baromètre souligne le bon niveau de pérennité de ce type d’opération. En effet, 88 % des entreprises créées en 2009 dans le cadre d’une reprise sont toujours en activité 5 ans après. A titre de comparaison, rappelons que selon l’Insee, le taux de survie à 5 ans des entreprises créées ex nihilo en 2006 est de 50 %.

Les repreneurs personne physique ont conclu 24 632 reprises de fonds de commerce, soit 55 % du total. Le nombre de transactions menées par des ETI a bondi de 54 % en 2013 à 1 673 opérations. « Désormais, ces dernières trouvent là un moyen très opérationnel d’accroître leur implantation et part de marché », note le Baromètre Bodacc. En termes géographiques, l’Ile-de-France conserve le leadership national avec près de 20 % des transactions que se concluent à un prix moyen de 267 000 euros.