Près de 5 % des sociétés passent d’un groupe à un autre chaque année

15 janvier 2015

Isabelle Marie

Depuis que l’Insee a arrêté d’établir des statistiques sur les reprises et transmissions d’entreprises, pour des raisons qui n’ont jamais été très claires, seule la BPCE (et depuis 2011) livre des chiffres précis dans ce domaine. Il faut souligner que les données compilées et exploitées par la BPCE sont, dès lors, particulièrement précieuses y compris le travail d’analyse et d’explication que les accompagne.

Un autre travail sur la quantification des rachats d’entreprise a été publié en fin d’année dernière. Il est annexé à une étude de la direction générale du Trésor intitulée « Quel est l’impact des fusions/acquisitions sur les performances des entreprises rachetées ? ». Notons que ce travail porte exclusivement sur des transactions dont au moins l’une des parties est un groupe ; il a été réalisé sur une période de dix années, de 1999 à 2009.

0,7 % des sociétés passent d'un groupe français à un groupe étranger

Il apparaît ainsi qu’en 2009, quelques 1 368 PME sont passées sous le contrôle d’un groupe à capitaux français. L’auteur de cette étude souligne que ce total, même si l’année d’étude se situe en pleine crise, est assez faible au regard du nombre d’unités légales, hors auto-entrepreneurs, de moins de 250 salariés en France en 2009 (environ 2,75 millions). Soulignons que ces données n’intègrent pas les acquisitions impliquant de très petites entreprises et qu’aucune précision n’est fournie dans l’étude quand à cette notion de « très petite entreprise ». Selon le même document, et toujours en 2009, ce sont environ 2 500 sociétés qui ont été rachetées par un groupe étranger.

Sur la période 1999 à 2009, la direction générale du Trésor constate que 82 % des sociétés intégrées dans un groupe conserve la même tête de groupe d’une année sur l’autre et qu’environ 10 % cessent leur activité ou deviennent indépendante. En moyenne, seulement 5 % des sociétés passent d’un groupe à l’autre, 1,1 % passent d’un groupe français à un groupe étranger et 0,7 % passent d’un groupe étranger à un groupe français. Sur cette période, et en moyenne, le nombre de société appartenant à un groupe était de l’ordre de 130 000.