Nette progression des défaillances d’entreprises

7 juillet 2011

Isabelle Marie

Alors que différents indicateurs macro-économique sont repassés au vert depuis plusieurs mois, le nombre de défaillance d’entreprise connaît une brusque progression de 10 %, il est vrai assez surprenante. La Coface souligne qu’une telle augmentation n’avait pas été enregistrée depuis fin 2009. Elle met ainsi fin à un cycle de 19 mois sans hausse conséquente. « Depuis le début de l’année 2011, nous comptabilisons 27 622 défaillances, en léger recul de 1% grâce aux fortes baisses enregistrées en mars et avril (respectivement -7% et -6%). Enfin, sur les 12 derniers mois, le recul des défaillances se stabilise à environ 4% avec 61 962 faillites enregistrées entre juin 2010 et mai 2011, contre 64 471 sur la période précédente. C’est la 9ème baisse consécutive depuis septembre 2010 », notent les experts de la Coface.

Logiquement, et de manière symétrique, le coût de ces défaillances progresse. Il a augmenté de 9 % sur le mois de mai à 316 millions d’euros. Et ce, après un recul significatif de 30 % sur les deux mois précédents. Le coût des défaillances, mesuré par la somme des encours fournisseurs restant au passif des entreprises défaillantes. Mais sur 12 mois, le cumul des encours fournisseurs affiche une baisse sensible de 11 % à 3,6 milliards d’euros.

Sur le seul mois de mai, le montant total des dettes bancaires restant au passif des entreprises défaillantes est en hausse de 9 % à 199 millions d’euros. Sur 12 mois, le montant de cette dette bancaire atteint les 2 milliards d’euros.

« Les 61 962 défaillances enregistrées à fin mai 2011 mettaient en péril 201 162 emplois, en recul de 12 % par rapport à l’année dernière. Malgré le mauvais résultat du mois de mai et la moindre baisse des défaillances depuis le début de l’année 2011, le recul des emplois menacés se stabilise à environ -12% sur les 3 derniers mois. Ce phénomène est principalement lié au net recul des défaillances des PME et GE sur les 12 derniers mois (respectivement -10% et -25%) », soulignent par ailleurs les analystes de la Coface.