Les Scop font des propositions pour faciliter la reprise d’entreprise

12 mars 2012

Isabelle Marie

L’un des intérêts d’une campagne présidentielle est de voir éclore à un rythme effréné une multitude d’idées et de propositions. Chaque instance représentative livre son catalogue de demande. Certaines propositions méritent toute l’attention. C’est le cas de celles contenues dans la lettre ouverte que vient de formuler la Confédération générale des Scop (sociétés coopératives et participatives). Cette dernière milite pour la reprise ou la création d’entreprise par les salariés. Les salariés détiennent la majorité des parts et sont associés à sa gestion.

Faciliter l'accès au crédit pour les repreneurs

Cette solution est souvent la dernière issue pour une entreprise qui ne trouve pas de repreneur crédible. Soulignons que le taux de survie d’une société en Scop est de 74 % à trois ans contre 66 % pour la moyenne nationale.
La Confédération générale des Scop vient donc de formuler six propositions aux candidats à la présidentielles. Elle demande de "faciliter l'accès au crédit pour tout citoyen créateur-repreneur d'entreprise, au travers d'un prêt à taux zéro" et de "garantir le capital apporté par les salariés-risqueurs à hauteur de 50% au même titre que le sont les sociétés de capital-risque et fonds d'investissement".
L’organisation souhaite, par ailleurs, que soient facilitées les conditions d'attribution de l'ARCE (aide à la reprise ou à la création d'entreprise). Elle plaide également pour la création d’un fonds d'investissement spécialisé dans la reprise d'entreprises de taille intermédiaire (ETI).
Elle propose enfin d'établir un "droit de préférence aux salariés" pour qu'ils puissent formaliser une offre de reprise.