Les réseaux personnels fortement sollicités par les porteurs de projet

13 novembre 2012

Isabelle Marie

L’accès au financement devient une problématique de plus en plus aigue pour les porteurs de projets, qu’ils soient repreneurs ou créateurs d’entreprise. Certes les taux d’intérêts sont bas, ce qui peut procurer un peu de souplesse dans un plan de financement, mais les établissements bancaires appliquent toujours leurs critères prudentiels de façon très stricte. Dans bien des cas, la situation personnelle de l’emprunteur mais aussi les principaux clients et fournisseurs de l’entreprise, dans le cadre d’une reprise, seront passés au crible.

Dans ce contexte tendu, CCI Entreprendre en France a récemment menée une étude sur les ressources et réseaux des porteurs de projets, en particulier des créateurs. Il apparaît que 39 % de ces derniers ont besoin de plus de 10 000 euros pour lancer leur projet. Dans l’hôtellerie, ce taux est nettement plus élevé puisqu’il atteint 62 %, il est de 49 % dans le transport ou de 46 % dans l’industrie. Ce sont plus de 61 % des porteurs de projets qui ont besoin d’apport complémentaire qu’ils comptent obtenir auprès d’une banque, par le biais d’un prêt d’honneur ou encore en ayant recours à leur entourage personnel.

73 % à assurer utiliser leurs réseaux personnels afin de s’informer et d’avancer sur leur projet

Au-delà de l’aspect financier, les porteurs de projet ont bien conscience de l’importance des réseaux dans le bon déroulement de leur opération. Ils sont 73 % à assurer utiliser leurs réseaux personnels afin de s’informer et d’avancer sur leur projet. Dans ce même objectif, 52 % utilisent les réseaux professionnels de la création et de la reprise d’entreprise, 36 % les médias et les réseaux sociaux et enfin 36 % les réseaux de chefs d’entreprise et de créateurs ou repreneurs.

Par ailleurs, 52 % des porteurs de projet (qu’ils soient repreneurs ou créateurs) se sentent plutôt aidés et soutenus par leur entourage et 20 % par des conseils extérieurs en création d’entreprise ? Enfin, 20 % se sentent plutôt seuls.