Les repreneurs peuvent aussi penser aux entreprises familiales

18 septembre 2014

Isabelle Marie

Par définition, les entreprises dites familiale ont vocation à demeurer dans le giron familial et se transmettent a priori au sein d’une même famille. S’il s’agit du cas général, chaque année, certaines entreprises de ce type ne trouvent pas de repreneur dans le cadre familial.

Et ce pour différentes raisons : le dirigeant peut ne pas avoir de descendance, s’il a des enfants, dans bien des cas ces derniers ne sont pas intéressés par la reprise de l’entreprise et par les tracas et le stress que cela peut engendrer, enfin, il arrive que le dirigeant ait mal préparé sa succession et que les héritiers ne soient sollicité que tardivement alors qu’eux-mêmes sont déjà engagés dans une autre carrière. Bref, autant de scenarios qui peuvent engendrer la reprise de l’entreprise familiale par un repreneur extérieur, qu’il soit personne physique ou morale.

En effet, selon la 3ème édition France de l’étude Family Business Survey menée par PwC et FBN France (Family Business Network), la transmission à la génération suivante est devenue une étape délicate que le fossé générationnel a rendu plus difficile encore. Certes, l’étude confirme que les dirigeants souhaitent transmettre à la génération suivante. C’est « important » pour 60 % d’entre eux et même « primordial » pour 35 %. Mais il apparaît que le successeur probable n’est identifié que dans 16 % des cas. Notons, qu’il y a deux ans, ce successeur était identifié dans 33 % des cas. Pas moins de 55 % des dirigeants interrogés citent le décalage des compétences comme étant l’obstacle majeur à la transmission.

Des freins à la transmission

Selon une autre étude de PwC et du FBN, réalisé en avril dernier, 64 % des membres de la jeune génération considèrent que la génération en place aura du mal à céder les rênes. Seuls 35 % d’entre eux considèrent comme « certaine » la perspective de diriger un jour l’entreprise familiale. " Le manque de communication et des visions business très éloignée sont également cités comme étant des freins  perçus par les jeunes générations ", soulignent les auteurs de l'étude.

Comme le résume Charles Darbonne, qui a reprise l’entreprise familiale Darégal : « Pour assurer une bonne transmission, il faut 30 ans d’éducation, 10 ans d’ancienneté et 3 ans de passage de témoin ».

Si l’occasion se présente à lui, le repreneur avisé devra regarder avec attention le dossier de reprise d’une entreprise familiale. En effet, celle-ci sont généralement plus saines, plus rentables et davantage présentes à l’international que la moyenne des entreprises.
Selon l’étude de PwC et du FBN, 32 % des entreprises familiales interrogées ont connu en 2013 une croissance de leur chiffre d’affaires supérieur à 5 % et 37 % d’entre elles une progression de cet indicateur comprise entre 0 et 5 %.

Il apparaît toutefois que les performances 2013 sont moins brillantes que celles de l’année précédente. En 2012, 60 % des entreprises interrogées avait connu une croissance supérieure à 5 %. Par ailleurs, l’année dernière, 27 % des entreprises déclarent avoir connu une croissance négative alors qu’elles n’étaient que 9 % en 2012.