Les repreneurs dans l’artisanat peuvent s’appuyer sur les CMA

19 novembre 2012

Isabelle Marie

Dans le cadre de la semaine nationale de la création reprise d’entreprises artisanales, du 16 au 23 novembre, les chambres de métiers et de l’artisanat (CMA) rappellent que le taux de pérennité à trois des entreprises accompagnées, en reprise ou en création, est de 76 %. Soit un taux bien supérieur à celui des entreprises artisanales qui ne bénéficient pas de l’accompagnement d’une CMA.

Les porteurs de projets accueillis chaque année dans plus de 372 points d’accueil des CMA bénéficient d’un véritable parcours balisé qui comprend notamment une évaluation du projet pour évaluer ses forces et ses faiblesses : les CMA accompagnent notamment les porteurs de projets dans la problématique de la recherche de la cible, pour en trouver le financement et les informer sur l’EIRL. Les CMA instruisent également les dossiers de demande d’aides à la création/reprise d’entreprise. Cet accompagnement passe aussi par un stage préalable à l’installation (SPI) qui couvre tous les domaines tels que l’étude de marchés, le choix du statut juridique de l’entreprise, la gestion des ressources humaines ou la comptabilité.

« Les CMA délivrent un apport d’informations spécialisées fournies par les professionnels avec lesquels elles ont scellé des partenariats : avocats, notaires, experts comptables, banquiers, assureurs, organismes sociaux. Elles sensibilisent également les futurs artisans aux enjeux de l’innovation, du développement durable, de l’exportation et ce, dès le stade de la création », précise l’Assemblée permanente des CMA dans un communiqué. Les CMA vont également accompagner le porteur de projet devenu chef d’entreprise en phase post reprise ou poste création, alors que l’entreprise est encore souvent fragile.

La Siagi vient garantir le prêt

Outre cet accompagnement, les CMA via la Siagi, société de caution mutuelle indépendante filiale des CMA, ainsi mis en place un process visant à consolider les plans de financement des entreprises, en offrant une pré-garantie à l’artisan qui, fort de son dossier « prévalidé » sur l’aspect garantie, aura plus de facilité à obtenir son crédit auprès de sa banque. Soulignons que les établissements bancaires demandent aujourd’hui de façon systématique une caution couvrant une part importante du prêt. Notons que les opérations de reprise et de transmission représentent 75 % de l’activité de la Siagi qui est donc l’équivalent d’Oséo pour le monde de l’artisanat.

Patrick Devedjian, président du Conseil général des Hauts-de-Seine, a profité de cette semaine nationale de la création reprise d’entreprise artisanale pour annoncer la mise en place d’un dispositif de soutien  à la création et à la reprise d’entreprises artisanales du secteur des métiers de bouche dans les Hauts-de-Seine. Il s’agit d’une subvention d’investissement allégeant les coûts d’installation. Cette aide pourra représenter jusqu’à 40 % du coût hors taxe des investissements éligibles. Elle se verra plafonnée à 12 500 euros.