Les PME structurées bien plus optimistes que les TPE pour 2014

27 janvier 2014

Isabelle Marie

Sans grande surprise, la 58 ème enquête semestrielle de conjoncture PME réalisée désormais par Bpifrance montre des résultats pour le moins contrastés selon la taille des entreprises et du fait des secteurs d’activité. Il est vrai qu’en période de tensions économique l’hétérogénéité des résultats domine. Comme le constate les analystes de Bpifrance, entre une PME de moins de 20 salariés et une structure de plus de 100 employés, les disparités sont fortes tant sur le plan de l’évolution du chiffre d’affaires, des investissements et perspectives d’investissement que de la rentabilité et de l’accès aux financements.

En 2013, le chiffre d’affaires a commencé à progresser dans les entreprises de plus de 100 salariés mais cet indicateur a accentué son recul au sein des TPE. Il apparaît que la perception des dirigeants pour leur activité sur l’année 2014 s’est légèrement améliorée lors de l’enquête menée fin 2013. Ils sont 23 % à anticiper une hausse de leur activité pour l’année en cours. Mais un nombre légèrement supérieur d’entreprises ( 26 %) prévoient un recul de leur chiffre d’affaires pour la période considérée. Soulignons que les entreprises exportatrices et innovantes sont, sur ce plan, nettement plus optimistes que la moyenne. « En 2014, les perspectives d’activité sont significativement positives dans l’industrie et dans le commerce de gros », souligne Bpifrance.

Un niveau d'investissement à la baisse

Sur le front de l’emploi, il n’y a malheureusement de véritable embellie, du moins telles que s’expriment les intentions. En effet, seules 14 % des entreprises envisagent d’accroitre leurs effectifs alors que 15 % d’entre elles pensent les réduire au cours de cette année 2014. Les entreprises qui anticipent une réduction de leurs effectifs se comptent essentiellement parmi les plus petites d’entre elle, les TPE. En revanche, pour les structures de plus de 20 salariés, les perspectives de créations d’emploi sont nettement plus favorables. Sur ce plan, les secteurs qui font montre du  plus d’optimistes sont le commerce de gros, l’industrie et les services aux entreprises. « Ces secteurs dits « amonts » de l’économie sont en général les premiers à sortir de la crise, laissant présager une amélioration globale de l’économie en 2014 », note Bpifrance dans cette enquête de conjoncture sur les PME.

Seulement 57 % des dirigeants de PME interrogés considèrent, à fin 2013, comme « normale ou aisée » la situation de leur trésorerie, ce qui est une proportion très en-deçà de la moyenne long terme sur cet indicateur. Le niveau de trésorerie s’est particulièrement dégradé pour les entreprises liées au secteur de la consommation des ménages. Comme pour l’activité, les entreprises exportatrices et innovantes connaissent une situation de trésorerie bien meilleure puisque 66 % des dirigeants de ces dernières la considère comme « normale ou aisée ».

Le niveau des décisions d’investissements n’est, lui non plus, guère réjouissant. 48 % des chefs d’entreprises annoncent des investissements pour en 2013, contre 52 % en 2012 et 55 % en 2011. Le recul de l’investissement est plus marqué chez les TPE. Enfin, soulignons que l’accès au crédit à l’investissement demeure difficile pour 12 % des PME. Un dernier indicateur qui n’est pas si alarmant que cela.