Les patrons veulent leur grand soir fiscal

9 septembre 2016

Isabelle Marie

Fiducial et l’Ifop ont fait un focus sur la fiscalité à l’occasion de la publication de leur 63 ème Baromètre trimestriel des TPE. Sans grande surprise, 81 % des petits patrons jugent la fiscalité française « inéquitable », dont 52 % « pas du tout équitable ».

20 % des dirigeants de TPE sur cinq pensent, par rapport à ses propres revenus, payer à titre personnel le juste impôt. Logiquement, ce sont 79 % des petits patrons qui  estiment donc qu’ils paient beaucoup trop. Au final, 68 % des chefs d’entreprise interrogés jugent la fiscalité de notre pays « confiscatoire ».

Malgré les transferts de prélèvements fiscaux opérés depuis 2014 au bénéfice des entreprises, il apparaît que 57 % des dirigeants de TPE pensent qu’ils ont subi une augmentation de leur fiscalité professionnelle. « Un sentiment d’inégalité existe vis-à-vis des grandes entreprises et des PME, les petits patrons (64 %) estiment qu’ils payent proportionnellement plus d’impôts », précise Fiducial dans un communiqué.

Baisse des charges fiscales et sociales

En tenant compte de la situation économique et financière du pays, les patrons revendiquent une vraie baisse de la fiscalité touchant les entreprises (pour 86 % d’entre eux) ainsi que des charges sociales des entreprises (92 %). « Ils estiment réalistes des baisses moyennes d’environ 25 % sur l’ensemble de ces impôts et charges », note Fiducial.

La grande majorité des chefs d’entreprise voient la fiscalité comme un frein pour le développement de leur entreprise. Le niveau des charges patronales sur les bas salaires est considéré comme un obstacle par 96 % des patrons de TPE, le niveau de l’impôt sur les sociétés par 87 % d’entre eux. A 85 %, ils jugent la réglementation fiscale comme étant incompréhensible.

Afin de réaliser des économies, nécessaires pour une baisse de la fiscalité, et à la question « quels postes budgétaires faut-il réduire en priorité ? », les chefs d’entreprises répondent à 76 % : les dépenses de l’État et des collectivités territoriales, à 42 % le nombre de fonctionnaires et à 38 % les prestations sociales.