Les ETI se montrent, enfin, optimistes

22 juin 2016

Isabelle Marie

Croissance, reprise sont-ils des vocables que l’on pourra employer autrement que sous forme d’incantation sur la seconde partie de l’année en cours ? De plus en plus d’éléments plaident pour une réponse positive à cette question. La dernière enquête de conjoncture de Bpifrance  et de la Direction générale des entreprises (DGE) sur les ETI confirme une tendance positive.

Selon cette enquête, les dirigeants des ETI apparaissent globalement optimistes. Ainsi, ils sont 47 % à anticiper une augmentation de leur chiffre d’affaires consolidé sur l’année. Seulement 11 % d’entre eux prévoient une diminution de leurs ventes. Avec un solde positif de 36, ce solde prévisionnel d’évolution de l’activité est le meilleur enregistré depuis 2011. Si c’est dans l’industrie et les services que ce solde est le plus élevé, il se redresse nettement dans le commerce, les transports et le secteur hébergement-restauration.

Nette amélioration des trésoreries

Cet optimisme pourrait bien se concrétiser sur le plan de l’emploi. « Les ETI perçoivent également un net rebond du marché français, les conduisant à envisager une hausse sensible de leurs effectifs », peut-on lire dans cette enquête annuelle de conjoncture. Concernant cette hausse des effectifs, le solde d’opinion positive est de 20 essentiellement dans les secteurs des services, du commerce, des transports et de l’hébergement-restauration.

« Les dépenses d’investissement devraient rester à un niveau élevé, portées par une nette amélioration de la situation financière, y compris de trésorerie, et par des contraintes de financement externe très limitées », souligne Bpifrance. Concernant les investissements de croissance interne (physiques et immatériels), le solde prévisionnel se trouve au niveau le plus élevé depuis 2011, à +24. Notons qu’en 2015 la moitié des besoins de financement a été couverte par l’autofinancement et par des apports en fonds propres. L’autofinancement a été soutenu par une sensible amélioration des trésoreries notamment grâce à la baisse du prix du pétrole et à la baisse des charges.