Les entreprises françaises sont, presque, les plus taxées d’Europe

21 novembre 2013

Isabelle Marie

L’étude Paying Taxes 2013 menée par la Banque Mondiale et le cabinet PwC, et publiée le 21 novembre, n’est guère réjouissante pour les dirigeants français. Ces derniers constateront que sur le plan de la fiscalité des entreprises, la France se classe avant-dernière du palmarès européen. Seule l’Italie fait moins bien. Le taux d’imposition d’une entreprise hexagonale de 60 salariés atteint 64, 7 %. La moyenne en Europe s’établit à 41,1 % et à 43,1 % dans le monde.

Si le seul taux d’imposition sur les sociétés est, à 8,7 %, peu élevé en France, le niveau des prélèvements sociaux atteint des sommets à 51,7 %. Il s’agit là du record européen, et de loin.

Tous prélèvements confondus (fiscaux, sociaux, locaux ainsi que les diverses autres taxes), les trois pays les plus vertueux en Europe sont le Luxembourg avec un taux de prélèvement de 20,7 %, l’Irlande (25,7 %) et la Suisse (29,1 %). Avec ses 64,7 %, la France se situe derrière l’Espagne (58,6 %) et la Suède (52 %). Il est vrai que l’étude ne prend en compte les différentes possibilités d’exonérations fiscales.

La France se montre toutefois bon élève dans un domaine : celui de la facilité pour déclarer et payer ses impôts. Certes, une bien maigre consolation pour les chefs d’entreprises français. Ceux-ci ont besoin de 132 heures par an pour l’ensemble des formalités fiscales contre une moyenne de 268 heures par an au niveau mondial.