L’avenir de l’APCE s’éclaire

6 mai 2014

Isabelle Marie

Après des mois d’incertitudes et de rumeurs de disparition pure et simple, l’avenir de l’APCE (Agence pour la création d’entreprises) s’éclaire enfin. Un accord vient d’être trouvé  afin de mettre en œuvre un plan pluriannuel (2014 – 2017) qui selon les termes d’Arnaud Montebourg, ministre de l’Economie, « assure la pérennité » de l’Agence.

Une nouvelle gouvernance a été mise en place avec l’entrée de la Caisse des Dépôts et de Pôle emploi et la reconduction des représentants de l’Assemblée française des chambres de commerce et d’industrie (ACFCI), de l’Assemblée permanente des chambres des métiers et de l’artisanat (APCMA), du Conseil supérieur de l’ordre des experts comptables (CSOEC) et de l’Etat. Ces nouveaux bailleurs de l’APCE devraient se prononcer définitivement sur le devenir de l’Agence après une période transitoire de 4 mois. L’APCE doit notamment générer ses propres ressources financières, en particulier par une meilleure rentabilisation de son site internet.

Vers une réduction des charges d'exploitation

C’est Dominique Restino qui est désormais aux commandes. Il vient, en effet, d’être élu à l’unanimité président de l’APCE. Le président-fondateur du réseau MoovJee et vice-président de la CCI de Paris, succède à Frédérique Clavel. Selon un communiqué du ministère de l’Economie, il « doit faire de l’Agence pour la création d’entreprise un acteur de place fédérateur, lui permettant de contribuer davantage encore à l’efficacité des politiques publiques de soutien aux créateurs et repreneurs d’entreprise ». Il a été donné mandat à Dominique Restino  de « prendre sans délai les dispositions nécessaires pour réorganiser l’Agence et procéder à une réduction des charges d’exploitation ».

C’est à la suite de la remise du rapport Restino-Bert, en janvier dernier, que l’Etat avait réuni plusieurs acteurs de l’écosystème entrepreneurial afin de préciser les conditions dans lesquelles l’activité de l’APCE pouvait être pérennisée.