L’activité des PME devrait stagner sur 2012

9 juillet 2012

Isabelle Marie

Sans grande surprise, les PME n’anticipent qu’une très faible progression de leur chiffre d’affaires sur 2012, à hauteur de 0,5 %. Ce chiffre est à comparer à la progression moyenne qu’elles ont connue sur l’année 2011 qui s’est établie à 4,7 %. Seules les entreprises qui ont une forte activité à l’export devraient réussir à tirer leur épingle du jeu avec une croissance prévue sur cette année de 3,6 %. De même, les PME qui mènent une politique d’innovation dynamique devraient voir leur activité augmenter en moyenne de 2,8 %. Ces chiffres sont issus de la dernière enquête semestrielle de conjoncture d’Oséo.

Il apparaît assez nettement que les trésoreries se détériorent. En effet, selon cette enquête, pas moins de 37 % des PME assurent avoir connu des problèmes de trésorerie au cours des six derniers mois. Ces difficultés de trésorerie touchent d’abord les TPE. Sur ce plan, la situation ne devrait guère s’améliorer à court et moyen terme. Environ un quart des dirigeants de PME estiment que leur trésorerie sera encore plus tendue dans les six mois à venir.

Le niveau d’investissement demeure stable

« Les effectifs des PME ne progressent pratiquement plus : 21 % des PME annoncent un accroissement du nombre de leurs salariés depuis fin 2011, contre 15 % une diminution. Les intentions de création d’emploi en 2013 ne sont réellement positives que dans les secteurs des services aux entreprises, du commerce de gros et de l’industrie », soulignent les auteurs de cette enquête de conjoncture d’Oséo. Notons que ces intentions de création d’emploi proviennent essentiellement des entreprises innovantes et exportatrices.

En revanche, les intentions en termes d’investissement demeurent relativement stables par rapport à la même période de l’an dernier. Ainsi, 47 % des entreprises ont déjà investi ou prévoient de le faire d’ici la fin de l’année, soit seulement deux points de moins que l’an passé. Dans le même temps, les PME souhaitent davantage recourir au crédit, vraisemblablement afin de moins solliciter leur trésorerie.