La sinistralité d’entreprises en léger repli de 0,6 %

11 décembre 2015

Isabelle Marie

Le nombre de défaillances enregistrées sur les douze derniers mois est en baisse de 0,6 %, par rapport à septembre 2014. Ce constat vient d’être établi par la Banque de France. Sur cette période, quelque 62 988 entreprises se sont retrouvées sous procédure. Cette baisse de la sinistralité devrait s’accentuer sur le mois d’octobre (- 0, 2 %) selon des données encore provisoires de la Banque de France.

Certes, Banque de France ne détaille pas les différentes sortes de défaillance. Ce total de près de 63 000 défaillances englobe des procédures de sauvegarde, des redressements judiciaires avec continuation ou encore des liquidations judiciaires. Cette dernière forme de procédure, qui marque la fin de l’entreprise, représente généralement de l’ordre des deux tiers des cas.

Un recul de 28 % pour les ETI et les GE

L’évolution du nombre de défaillances diffère très sensiblement en fonction de la taille de l’entreprise. La règle selon laquelle une taille importante protège davantage des défaillances demeure vraie. En effet, seule la catégorie des microentreprises, voit le nombre cumulé de défaillances progresser, certes de façon minime : 0,2 %. En volume, cette catégorie, à l’instar du paysage entrepreneurial français, représente la très grande majorité des défaillances, soit 54 601 sur un total de 62 988. Les PME voient le nombre de défaillances les concernant reculer de 7 % à 4 241 procédures. Le recul est très sensible pour les ETI et les grandes entreprises puisqu’il est de près de 28 %. Pour ces deux dernières catégories, seules 44 entreprises sont concernées.

Une évolution contrastée selon les secteurs

La situation est hétérogène en fonction des secteurs d’activité. La situation peut inciter à un certain optimisme dans le transport avec une baisse du nombre des défaillances de 10,1 %, dans l’information et communication avec un recul de 7,9 % ainsi que dans l’industrie (- 4,9 %), le soutien aux entreprises (-3,9 %) et le commerce ( -3 %). Le recul est modéré dans la construction (- 0,3 %) qui est le secteur qui, en nombre absolu, compte le plus de défaillances, soit pratiquement 16 000. Par contre, le cumul des défaillances sur 12 mois augmente de 6,8 % dans l’hébergement et restauration, de 4,4 % dans les services aux ménages ou encore de 1,9 % dans l’agriculture.