La moitié des patrons de PME prévoit d’investir en dépit de leurs inquiétudes sur l’économie

12 octobre 2012

Isabelle Marie

Selon la 15ème édition du baromètre KPMG et CGPME sur le financement et l’accès au crédit des PME, il apparaît que 49 % des dirigeants interrogés ont l’intention d’investir au cours des prochains mois. La tendance est plus forte pour les entreprises de 250 à 499 salariés puisque ce taux atteint 65 %. Si la moitié des PME a un projet d’investissement, ce sont plus des deux-tiers (69 %) qui assurent avoir un besoin de financement, que ce soit pour financer un investissement ou l’exploitation de l’activité.

Il apparaît dans ce baromètre que si la très grande majorité des patrons de PME se montre pessimiste sur la situation économique globale, seulement 56 % de ces derniers sont pessimistes quant à leur propre activité. Un tiers des patrons de PME estime que la situation économique a un impact négatif important quant aux conditions d’accès au crédit. « L’autolimitation des chefs d’entreprise dans leurs demandes de financements auprès des banques poursuit sa recrudescence et concerne 36 % des PME (+ 3 points en trois mois, et + 9 points en six mois). Ce phénomène est plus présent dans les entreprises qui ont des besoins de financements pour leur
exploitation (53 %) et parmi celles qui sont inquiètes pour leur activité (47 %)
», précise le baromètre KPMG – CGPME.

Dans ce contexte, un phénomène prend de l’ampleur, celui de l’autolimitation des chefs d’entreprise dans leurs demandes de financement auprès des établissements bancaires. Il concerne 36 % des PME, soit une progression de 9 % en six mois.Toutefois, seul un quart des dirigeants interrogés (24 %) affirment connaître des difficultés importantes pour obtenir des financements bancaires pour leur trésorerie. Ce taux atteint 44 % pour les PME qui ont des besoins de financement d’exploitation.
Il est à noter que la proportion des dirigeants constatant au moins une mesure de durcissement des conditions de financement par les banques est en recul assez sensible, passant de 73 % en juin à 66 % sur le mois de septembre.

« Cette tendance est à relativiser dans le BTP, où 76 % des PME connaissent au moins une mesure de durcissement, et dans les entreprises ayant des besoins de financement pour l’exploitation (79 %). Le financement avec des frais élevés ou à des montants plus faibles que souhaités est ressenti par 42 % des PME, contre 47 % il y a trois mois. Les demandes de garanties supplémentaires connaissent également une légère baisse, affectant 36 % des PME, contre 41 % en juin. En revanche, trois contraintes semblent peser plus fortement sur les PME : la réduction des crédits ou des facilités de trésorerie (36 %, + 7 points), les demandes de co-financement (32 %, + 5 points) et les délais d’acceptation des dossiers (28 %, + 3 points) », souligne les auteurs de cette étude.