La confiance n’est pas altérée entre TPE et banques

15 juillet 2013

Isabelle Marie

A l’écoute de certains témoignages et à la lecture de nombres de commentaires, il pourrait sembler qu’un véritable climat de défiance s’est instauré, sur la période récente, entre l’entreprise et les banques. Ce n’est toutefois pas ce qu’indique la dernière enquête de la Fédération des centres de gestion agréés (FCGA).Selon cette étude, 68 % des dirigeants de TPE interrogés qualifient de « très satisfaisante » ou de « satisfaisante » la relation qu’ils entretiennent avec leur banquier. Soulignons que ce taux de satisfaction s’inscrit en hausse de 4 points par rapport à la précédente enquête menée sur la même thématique en 2010. Un peu plus d’un entrepreneur sur cinq estime que les rapports entretenus avec le banquier sont « moyens » et environ 10 % affirment que cette relation est «  peu ou pas du tout satisfaisante ».

Pas loin des trois-quarts des chefs d’entreprise ( 71 %) assurent que la crise économique n’a pas altéré la qualité de leur relation avec leur banque. En 2010, ils étaient 78 % à faire ce constat.
L’une des données marquantes de cette enquête est l’augmentation très sensible des garanties exigées par les établissements qui est signalée par 76 % des dirigeants interrogés contre seulement 21 % trois ans plus tôt. 76 % des demandes de concours bancaires formulées au cours des 18 derniers mois ont été satisfaites. Un taux que l’on peut qualifier de bon même s’il est en recul par rapport à la précédente enquête. Les prêts pour financer l’investissement recueillent, selon les sondés, 82 % d’accord (contre 87,1 % en 2010) ; environ 80 % des demandes de découvert sont acceptées (83,8 % en 2010) ; un peu moins de 74 % des démarches visant  à maintenir les lignes de crédit sont satisfaites (78,7 % en 2010). Enfin, les prêts pour restructuration ne sont octroyés que dans 61 % des cas (contre 70,7 % en 20101).

« On remarque une réduction notable des demandes de financement. Pourquoi ? Parce que les chefs d’entreprise manquent de visibilité : ils sont confiants dans leurs capacités personnelles mais beaucoup moins dans l’avenir de la France. Comme l’environnement n’est pas stable, les projets sont différés », estime Franck Oniga, directeur du marché des professionnels, entreprises et institutionnels à la Banque Populaire.