La Coface constate une baisse des défaillances sur 2014

26 février 2015

Isabelle Marie

Le taux de défaillance d’entreprise intéresse les repreneurs à double titre. D’une part, il s’agit d’un marqueur significatif du climat des affaires et de la santé d’un secteur d’activité. D’autre part, et cela ne concerne qu’une petite partie des repreneurs potentiel, ce taux de défaillance préfigure le volume des opportunités de reprises à la barre.

Selon les données de la Coface, pour la première fois depuis 2011, le nombre de défaillances d’entreprise mesuré en janvier a reculé sur 12 mois glissants. Au total, 62 073 entreprises ont été touchées en 2014, soit 2,9 % de moins qu’en 2013. Sur le seul mois de janvier 2015, le recul est de 3,2 %.

Les analystes de la Coface voient trois explications principales à ce relatif bon résultat : les entreprises ont bénéficié d’une inflation faible qui n’a pas pénalisé le pouvoir d’achat des ménages, elles ont pu profiter d’un accès plus facile au crédit grâce à la baisse des taux d’intérêt. Et, enfin, leurs marges se sont stabilisées sur l’année 2014. En toute logique, le coût financier de ces défaillances a également diminué. Il a représenté un coût de 4,1 milliard d’euros en 2014, soit une baisse, sensible, de 13,9 % sur l’année précédente.

En dépit de cette inversion de tendance qui pourrait rendre quelque peu optimiste, un élément inquiétant est à signaler. Les défaillances des entreprises réalisant un chiffre d’affaires supérieur à 50 millions d’euros augmentent de 21,7 % en janvier 2015, sur 12 mois glissants. Il existe donc une fragilité accrue des plus grosses structures qui souffrent de la crise depuis plusieurs années. C’est en particulier dans les secteurs du textile, de la métallurgie et de la distribution que le chiffre d’affaires moyen des entreprises qui ont défaillie a le plus augmenté.