La Capeb prévoit une baisse de 3 % de l’activité dans le bâtiment en 2013

30 janvier 2013

Isabelle Marie

Au vu du nombre de repreneurs personnes physiques qui rachètent une entreprise dans le bâtiment, en particulier dans le second œuvre, un petit point de conjoncture sur ce secteur s’impose. Selon la Capeb (Confédération de l’artisanat et des petites entreprises du bâtiment), la situation est préoccupante aussi bien en terme de bilan pour 2012 que sur le plan des perspectives.

Sur le dernier trimestre 2012, la Capeb note un recul de l’activité globale dans le bâtiment de 2,5 %. Dans le détail, l’activité travaux dans le neuf est en repli de 4 % et de 1,5 % dans l’entretien-rénovation. Sur l’ensemble de l’année 2012, l’activité accuse une baisse de 1 %.
Comme principales explications de ce bilan, la Capeb pointe la chute d’environ 25 % des transactions immobilières dans l’ancien, le passage de 5,5 % à 7 % de la TVA ainsi que la baisse du nombre de permis de construire.

« La chute de notre activité s’accélère, sans aucun espoir de reprise. Pour éviter le pire, nous attendons un signal politique fort, notamment pour ce qui concerne la construction de 500 000 logements neufs et la rénovation énergétique de 500 000 logements existants annoncées par le Gouvernement », lance Patrick Liébus, président de la Capeb.

Un impact important sur l’emploi

Pour ce premier trimestre 2013, pas moins de 37 % des entreprises artisanales du secteur soulignent une baisse de leur carnet de commande dans le neuf et 28 % font le même constat dans le secteur de l’entretien-rénovation.Dans ce contexte, et sans grande surprise, les perspectives établies par la Capeb pour l’année en cours sont plutôt sombres. Le syndicat professionnel table sur un recul de 3 % de l’activité globale, avec une forte disparité selon les secteurs. Il est prévu un recul de 6 % pour le neuf mais que de 0,5 % pour l’entretien-rénovation.

Ces perspectives baissières en termes d’activité pourraient avoir un impact sur l’emploi. Ainsi, 6 % des dirigeants d’entreprises artisanales du bâtiment envisagent de licencier ou de ne pas reconduire des contrats alors que 5 % d’entre eux pensent embaucher des salariés supplémentaires. A titre de comparaison, au premier semestre 2011, ils étaient deux fois plus à envisager une ou des embauches. Selon les chiffres de la Capeb, 20 000 emplois pourraient être supprimés dans l’artisanat du bâtiment en 2013.