Jacques Richir

13 septembre 2011

Isabelle Marie

""Quel bilan chiffré pouvez-vous tirer de l’édition 2011 du Salon Créer de Lille ?

Nous avons accueilli 14 000 visiteurs lors de cette édition qui s’est tenue du 7 au 9 septembre. Soit une légère baisse par rapport aux 15 000 visiteurs enregistrés l’an passé. Mais nous pouvons noter un élément très positif qui est le niveau de motivation très élevé de ces visiteurs. La majorité est venue avec une idée très précise. Nous avons reçu peu de simples « curieux ». Les 60 ateliers et les 40 témoignages de chefs d’entreprise sur leur parcours ont rencontré un bon succès.

Quel est le profil du visitorat ?

Nous pouvons regrouper les visiteurs en trois groupes. D’une part, les jeunes de 18 à environ 30 ans, qui souhaitent créer leur entreprise. D’autre part, des personnes entre 40 et 50 ans qui souhaitent vraiment construire un projet. Outre la création, nous trouvons dans cette tranche d’âge des franchisés et des repreneurs potentiels. Enfin, nous voyons dans les allées du salon de plus en plus d’auto-entrepreneur qui ont créer leur auto-entreprise avec très peu d’investissement, qui travaille souvent de chez eux et qui souhaitent se structurer, franchir un palier.

Quel a été le retour des exposants aussi bien dans les secteurs de la reprise que de la création ou encore de la franchise ?

Par rapport aux éditions précédentes, le taux de transformation de contact en prise de rendez-vous s’est révélé plus important. Un nombre important d’exposant n’ont eu besoin que de deux contacts pour un rendez-vous. De nombreux visiteurs sont repartis avec un rendez-vous avec un financeurs, un autre avec un juriste, un troisième avec un réseau d’accompagnement.

Trois journées peut paraître une durée assez importante alors que la grande majorité des autres salons sur les thèmes de la création et de la reprise sont sur un format d’une ou deux journées…

Nous privilégions ce format de trois journées car beaucoup de visiteurs restent une journée entière sur le salon. En ramenant la durée à deux journées, nous craignons une saturation au niveau de certains stands ou conférence. Par contre, pour la prochaine édition, nous allons modifier le positionnement dans la semaine pour débuter un lundi ce qui nous permettra d’accueillir davantage de visiteurs ne travaillant pas ce jour là, comme les commerçants.