Indice Argos Mid-Market : baisse des prix payés par les fonds de capital-transmission

20 mai 2015

Isabelle Marie

L’indice Argos Mid-Market poursuit sa progression au premier trimestre 2015. En hausse de 4 %, l’indice atteint 8,4 x l’Ebitda. Pour la première fois, il revient à son niveau d’avant crise, à celui de 2007.

Rappelons que l’indice Argos Mid-Market mesure l’évolution des valorisations des sociétés mid-market  non cotées de la zone euro. Réalisé par Argos Soditic et Epsilon Research, et publié chaque trimestre, il correspond à la médiane sur 6 mois glissants du multiple EV /Ebitda historique.

Cette hausse de 4 % est avant tout liée à la nette augmentation des prix payés par les acquéreurs industriels à 8,7 x l’Ebitda, soit une progression de 9 % par rapport au 4ème trimestre 2014. Ces derniers bénéficient de la croissance continue des marchés actions. Il est à noter, par ailleurs, un regain d’intérêt des acquéreurs étrangers, notamment nord-américains, pour la zone euro. Plus de 60 % des acquéreurs industriels d’entreprises non cotées sont eux-mêmes cotés.

Les fonds de capital-transmission moins actifs

A l’inverse, l’indice montre une baisse sensible des prix payés par les fonds de capital-transmission. Ceux-ci sont en baisse de 11 % à 7,5 x l’Ebitda. De même, le nombre de transaction affiche une baisse de 20 % sur ce premier trimestre 2015. « Ceci peut s’expliquer par une volonté des fonds de ne pas s’aligner sur les valorisations proposées par les acquéreurs industriels pour certains actifs, comme en 2006 et en 2007 », notent les auteurs de cet indice Argos Mid-Market. Le nombre d’opérations réalisées par ces fonds de capital-transmission est en recul de 20 % par rapport au 4ème trimestre 2014.

Plus généralement, il apparaît que l’activité, en volume, du marché des fusions-acquisitions demeure stable sur le segment mid-market, dans un environnement macro-économique pourtant favorable à court pour la zone euro, du fait de la politique monétaire de la BCE et de la baisse de l’euro et du prix du pétrole. « Cependant, il semble que les investisseurs ne sont pas encore convaincus par les perspectives à plus long terme », soulignent les auteurs de l’indice. En valeur, l’activité fusion-acquisition accuse une baisse de 20 % par rapport au dernier trimestre 2014.