Hausse des fusions-acquisitions dans le secteur produits de consommation

16 avril 2014

Isabelle Marie

« Malgré la fragilité de la reprise économique et sa vulnérabilité aux chocs économiques, les investisseurs disposants de ressources suffisantes ont continué de rechercher des opportunités de fusions, d’acquisitions et de joint-ventures qui renforcent leur positions stratégiques, soutiennent leurs objectifs de croissance et génèrent d’importantes synergies de coûts », expliquent les auteurs de la 7ème édition du palmarès annuel des champions industriels des produits de consommation du cabinet d’audit et de conseil Deloitte.
En effet, en 2012, les fabricants de produits de consommation ont réalisé 1 298 opérations contre 1 274 l’année précédente. Au 22 février 2014, ce sont 1 182 opérations qui ont été signalées portant sur l’année 2013.

Comme le souligne Deloitte, la progression du volume des opérations sur les dernières années peut quelque peu surprendre eu égard au ralentissement de l’économie mondiale. L’enquête explique ce regain d’activité sur le front des fusions-acquisitions par la recherche d’économies d’échelle et par la quête de nouvelles parts de marché, par zones géographiques, par catégories de produits ou par segments de consommateurs.

« L’activité a aussi été motivée par la meilleure disponibilité du crédit, le niveau bas des taux d’intérêt, la nouvelle dynamique des marchés financiers, et, dans certains cas, les réserves substantielles de liquidités des entreprises », souligne l’enquête de Deloitte. De plus, il apparaît que les fonds d’investissement ont fait preuve d’un regain d’intérêt pour les produits de consommation.

De bonnes perspectives pour 2014

Selon Deloitte, l’une des motivations majeures des fusions-acquisition dans le secteur des produits de consommation est la consolidation de l’entreprise sur les marchés existants. En effet, les économies d’échelle supplémentaires et les synergies opérationnelles demeurent une priorité au sein de nombreuses entreprises, « en particulier par souci de maîtrise des coûts des consommateurs en quête d’un bon rapport qualité/prix ».

Parallèlement, les fabricants tendent à se séparer de plus en plus de leurs activités jugées non rentables ou non stratégiques qui sont alors récupérées par d’autres entreprises ou par des fonds : ce phénomène de consolidation alimente encore l’activité fusions-acquisitions.

Par ailleurs, la pénétration des nouveaux marchés émergents, comme la Chine, le Brésil ou l’Inde, contribue à une consolidation accrue du marché, en particulier sur le secteur des boissons.

Pour 2014, « au vu de facteurs favorables à la multiplication des opérations, de nombreuses entreprises vont continuer à privilégier les acquisitions qui garantissent un avantage en termes de coûts dû à l’envergure accrue (…). Les valorisations vont rester élevées pour les marques dominantes et les entreprises affichant de solides perspectives de croissance », note Deloitte.