Financement : France Angels alerte les candidats à la présidentielle

10 avril 2012

Isabelle Marie

Lorsque le repreneur en quête de financement doit compléter un crédit bancaire, il peut se tourner vers les business angels. Certes, le financement des opérations de reprise d’entreprise ne constitue l’activité majeure de ces derniers. Selon la Fédération France Angels, les business angels consacrent environ 10 % de leurs investissements à la transmission.
Pour financer dans de meilleures conditions la transmission d’entreprise, le développement et l’innovation au sein des PME, France Angels vient d’adresser une lettre ouverte aux candidats à l’élection présidentielle.

Selon les business angels, les banques ne jouent pas leur rôle dans le financement des premières années de vie des PME et les sociétés de capital risque se retirent. Selon eux, l’alternative passe par le regroupement d’épargnants privés au sein de structures juridiques efficaces afin de répondre aux besoins de financement des entrepreneurs.
« Il a été prouvé que l’accompagnement est indispensable à l’innovation et c’est là tout le rôle des Business Angels en plus de leur rôle d’investisseurs. Il faut donc impérativement augmenter leur nombre pour pérenniser et accroître leur action. A ce jour dans les réseaux de Business Angels on dénombre 4 000 investisseurs alors qu’il en faudrait au moins 10 000 pour répondre efficacement aux besoins des créateurs d’entreprises toujours plus nombreux.
Année après année, les dispositifs fiscaux français favorisant l’épargne des particuliers vers le financement des TPE et PME, n’ont fait que diminuer
», assure la Fédération France Angels dans sa lettre ouverte.

Selon cette dernière, la loi de finance 2011 a abaissé le taux de réduction de l’ISF à 50% des versements réalisés, son plafond a été diminué à 45 000€, et le dispositif Madelin a lui aussi été revu à la baisse, le taux passant de 22 à 18%.
France Angels demande que soit soutenu le développement des Business angels par un environnement juridique et fiscal plus efficace favorisant leur investissement en capital et que soit reconnu le rôle d’utilité générale des Business angels en renforçant leurs actions par des moyens financiers publics complémentaires.