En 2012, des banques de plus en plus rigides avec les PME

25 janvier 2013

Isabelle Marie

De plus en plus de dirigeants de PME estiment que la crise impacte négativement leurs conditions d’accès au crédit bancaire. En décembre 2012, ils étaient 33 % à avoir ce sentiment. Un taux de 5 points supérieur à celui enregistré en décembre 2011.

Ce sont 71 % des PME qui déclarent connaître au moins une mesure de durcissement de la part de leur banque (contre 66 % en septembre 2012). Ce taux est encore plus élevé pour les PME ayant besoin de financer leur exploitation : il atteint 82 %. Ces données émanent de la 16ème édition du baromètre de KPMG et de la CGPME sur le financement et l’accès au crédit des PME. 400 dirigeants de PME ont été interrogés sur ces problématiques en décembre 2012.

Au travers de cette enquête, il apparaît clairement que les établissements bancaires ont la volonté de se couvrir de plus en plus. En effet, les demandes de garanties supplémentaires connaissent une recrudescence, touchant 42 % des PME, contre 36 % en septembre. Il s’agit du plus haut niveau depuis 2009. 28 % des dirigeants interrogés soulignent également qu’ils sont confrontés à des délais d’acceptation de dossiers trop longs.

Légère baisse des difficultés de trésorerie

Mais, il apparaît que moins de dirigeants de PME que lors du précédent baromètre ne se plaignent de réduction des crédits ou des facilités de trésorerie. Ils sont 28 % dans ce cas contre 36 % lors du précédent baromètre.

Dans ce contexte particulier de persistance d’une conjoncture économique dégradée, les patrons de PME savent se serrer la ceinture ou du moins faire le dos rond. Seulement 33 % de ces derniers assurent avoir un besoin de financement pour réaliser des investissements. Ils étaient 40 % dans ce cas lors de la précédente enquête. Dans ce domaine, les besoins de crédit pour des investissements d’équipement ne concernent que 42 % ( – 6 %) des PME . A l’inverse, les besoins de crédit pour des acquisitions liées au développement connaissent un regain de 5 point à 26 %.

KPMG et la CGPME a également interrogé les chefs d’entreprise sur des questions plus générales. Ainsi 58 % des dirigeants se disent inquiets quant à leur propre activité ( + 2 points par rapport à septembre 2012). Parallèlement, la part des patrons assurant ne ressentir aucune difficulté baisse de 4 points à 9 %. Terminons tout de même sur un aspect positif, les problèmes de trésorerie et de financement diminuent légèrement (- 2 points) et ne sont plus citées que par 30 % des patrons de PME.