Dominique Fier

23 avril 2013

Isabelle Marie

""Quelle est l’activité de la société que vous venez de reprendre ?

Nous commercialisons des produits de secours et de balisage pour l’équipement et la sécurisation des domaines skiables notamment des filets, des matelas de protection, du matériel pour l’évacuation des blessés, etc.


Du fait de la dette d’acquisition à rembourser, une entreprise qui vient d’être reprise se doit de connaître un développement de son activité. Quel est le potentiel de développement d’Altitudes ?

Dans un premier temps, nous allons continuer à pérenniser l’activité et à partir de la saison prochaine, nous devrions commercialiser de nouveaux produits. Nous nous trouvons dans un marché où il ne peut plus y avoir de réelles innovations, par contre nous pouvons améliorer les produits existants. Aujourd’hui, ce marché de la protection représente environ 9 millions d’euros, nous pouvons en capter au moins 10 %. La France compte environ 400 stations de ski. Ce marché n’est malheureusement pas extensible. Mais nous pensons aussi viser la Suisse et l’Italie.


Comment avez-vous trouvé votre cible ?

Avec les deux associés avec qui j’ai repris Altitudes, nous travaillions dans une société du même secteur qui a elle-même fusionné avec une autre. Il était devenu pour nous compliqué de rester notamment du fait de la nouvelle localisation du siège. Nous avons réfléchit à différentes possibilité et notre choix s’est porté sur le rachat d’Altitudes qui était alors une filiale du groupe CMFP, une entreprise de transformation de matériaux plastique. Nous connaissons les clients et nous maîtrisons la partie commerciale. CMFP demeure le fabriquant des produits et nous les distribuons. Nous avons l’exclusivité sur les produits CMFP mais nous allons commercialiser également d’autres marques.


Comment se sont déroulées les négociations et quel a été votre montage financier ?

Les négociations se sont très bien déroulées car il y avait vraiment une volonté commune d’aboutir. Le montage financier est simple puisqu’il est constitué d’un emprunt bancaire et d’apports personnels.