Des taux de cession très divers selon les secteurs d’activité

27 mars 2014

Isabelle Marie

L’enquête annuelle du Groupe BPCE sur le cession-transmission des PME est une véritable mine d’informations statistiques sur le phénomène. Outre les données globales sur la cession et la transmission, pour cette troisième édition, BPCE L’Observatoire a notamment fait un focus sur la dynamique des ventes d’entreprises selon les secteurs d’activité.

Afin de mesurer cette dynamique, les experts de BPCE L’Observatoire ont croisé les taux de cession et le nombre de disparition d’entreprises d’une trentaine de secteurs d’activité. Quatre logiques sectorielles ont pu être identifiées qui peuvent comprendre en leur sein des disparités importantes. « Les PME et ETI, dont le nombre d’opérations de cession est élevé et qui disparaissent peu, sont pour l’essentiel issues de l’industrie (agro-alimentaire et manufacturière), du commerce (de détail et de gros) et des activités immobilières », souligne l’étude. Ce premier groupe de secteurs présente un taux de cession compris entre 7,8 % et 10 % et un taux de disparition compris entre 1,3 % et 1,9 %.

Avec un taux de cession un peu supérieur à 8 % et un taux de disparition compris entre 2,3 % et 3 %, donc supérieurs à la moyenne, un second groupe est constitué d’entreprises dont le renouvellement apparaît donc comme étant rapide et ce, aussi bien par cession que par disparition. Ce groupe comprend des PME et des ETI des secteurs de l’information et de la communication ainsi que de celui des transports.

Les secteurs de l’hôtellerie-cafés-restauration ainsi que celui, vaste, des services apparaissent assez stables ou du moins, ne se renouvellent que peu par la cession (avec un taux compris entre 5, 4 % et 6 %) et n’enregistrent que peu de disparition d’entreprise (taux compris entre 1,7 % et 1,9 %).

Enfin, le quatrième profil de PME correspond aux secteurs de l’enseignement, de la santé, de l’action sociale, des services spécialisés, scientifiques ou administratifs pour qui le taux de cession est relativement faible, à 6 %, mais dont la fréquence de disparition est supérieure à la moyenne, à 2,7 %. La situation est particulièrement délicate pour le BTP avec un taux de cession de 4,8 % et un taux de disparition élevé, à savoir 3,6 %. Au sein même du BTP, la construction est l’un des très rares sous-secteurs qui connaît un taux de disparition (3,9 %) supérieur au taux de cession