Des prêts pouvant intéresser les repreneurs dans l’hôtellerie

25 septembre 2012

Isabelle Marie

""Une reprise d’entreprise dans les secteurs de l’hôtellerie et de la restauration implique dans bien des cas des travaux de rénovation lors des premiers temps de l’exploitation. Les raisons sont diverses : le repreneur doit parfois effectuer une mise aux normes, qui aura été repoussée par le cédant, il doit souvent moderniser l’établissement dans le but de développer son activité ou encore engager des travaux sur le structure du lieu s’il envisage, à titre d’exemple, de monter en gamme afin de toucher un autre profil de clientèle.
Une fois le projet bien étudié, il demeure bien entendu la question du financement. Le banquier qui vient d’accorder un prêt souvent conséquent pour l’acquisition de la cible ne se montrera pas forcément coopératif. L’entrepreneur pourra alors réfléchir à des solutions de financement comme le prêt participatif pour la rénovation hôtelière ou le prêt pour la modernisation de la restauration. Ces deux prêts sont attribués par Oséo.

Les entreprises éligibles au Prêt pour la modernisation de la restauration sont celles appartenant, évidemment, au secteur de la restauration (restaurant traditionnel, traiteur, restauration rapide, etc.) et qui soit créées depuis plus de trois ans. Deux types de dépenses sont finançables par ce prêt. D’une part les transmissions accompagnées d’une modernisation. Dans ce cadre, la transmission doit s’accompagner d’un programme de travaux représentant, en valeur, au moins 25 % du coût total de l’opération de reprise. D’autre part, les travaux de rénovation, d’extension, de mise aux normes de sécurité et d’accessibilité, les dépenses d’équipement, de mobilier, de matériel ainsi que dans la limite de 25 % de coût des travaux, les dépenses liées au service au client (formation, documentation commerciale, site internet, etc.).

Un prêt pouvant monter jusqu’à 600 000 euros

Un prêt bancaire accompagne dans tous les cas de figure ce Prêt pour la modernisation de la restauration (PMR). Il sera d’un montant égal au moins au double du PMR. Il peut, de plus, bénéficier d’une intervention en garantie d’Oséo. Pour un besoin de financement compris entre 15 000 et 110 000 euros, le PMR est compris entre 5 000 et 10 000 et est à taux zéro. La durée de remboursement est de 5 ans. Pour un financement compris entre 15 000 et 900 000 euros, le PMR peut se monter jusqu’à 300 000 euros, à un taux préférentiel grâce au Fonds de modernisation de la restauration. Le prêt est également sur 5 ans avec toutefois un remboursement allégé la première année grâce au différé d’amortissement du capital de 12 mois.

Par ailleurs, le Prêt participatif pour la rénovation hôtelière peut être accordé à l’exploitant d’un hôtel répondant à la définition européenne de la PME et créé depuis plus de trois ans. Les dépenses financées sont les mêmes que pour le Prêt pour la modernisation de la restauration. Ces dépenses doivent être engagées dans un programme de rénovation pour répondre aux nouvelles normes de classification. Les coûts liés à la fermeture éventuelle de l’établissement durant les travaux peuvent également se voir financés.

Le prêt est compris dans une fourchette 30 000 à 600 000 euros, sans garantie sur les actifs de l’entreprise, ni caution personnelle du dirigeant. Le remboursement du prêt se fait sur une durée de 7 ans et est à taux fixe. Un prêt bancaire accompagne systématiquement ce Prêt participatif pour la rénovation hôtelière, d’un montant au moins égal à ce dernier. Pour les travaux réalisés dans un établissement situé au sein d’une aire urbaine de moins de 500 000 habitants, et dont la classification après le programme n’excédera pas trois étoiles, bénéficiera d’un taux privilégié grâce au partenariat entre la Caisse des Dépôts et Oséo.