Des dirigeants de PME toujours inquiets

7 octobre 2014

Isabelle Marie

La confiance est, bien entendu, l’un des éléments moteurs dans une opération de cession d’entreprise. Confiance entre les deux parties mais aussi confiance dans l’environnement économique. Les observateurs ont pu le constater depuis quelques années, un cédant potentiel qui considère que ses résultats sont dégradés du fait de la conjoncture économique va être tenté d’attendre des jours meilleurs pour vendre son entreprise sauf s’il y est contraint, par exemple pour des raisons de santé. De même, le repreneur potentiel préfèrera se lancer dans une telle opération s’il n’est pas trop inquiet sur les perspectives économiques.

Dans cette optique, la 22ème édition du baromètre de KPMG et de la CGPME sur le financement et l’accès au crédit des PME est riche d’enseignements.Ainsi, il apparaît que pas moins de 90 % des dirigeants de PME interrogés se déclarent inquiets pour l’économie française. Parmi, des derniers, 39 % se déclarent très inquiets, soit un niveau record depuis la création de ce baromètre en 2009. Concernant leur activité propre, 55 % demeurent préoccupés pour les mois à venir.

66 % des dirigeants ont un besoin de financement

Pour 54 % des chefs d’entreprise, la baisse du chiffre d’affaires est la principale difficulté. Cet indicateur est en hausse de 3 points par rapport à la précédente édition de ce baromètre. Un peu plus du tiers des dirigeants de PME disent rencontrer des difficultés quant à leur trésorerie et pour trouver de nouveaux financements. Trois quarts de ces derniers assurent avoir récemment connu au moins une mesure de durcissement de la part de leur établissement bancaire. Parallèlement, 66 % des chefs d’entreprise interrogés assurent avoir au moins un besoin de financement, dont 41 % pour financer des investissements et une part identique pour financer l’exploitation (trésorerie, escompte, etc.).

Par ailleurs, soulignons que plus de neuf chefs d’entreprise sur dix souhaiteraient une évolution de la réglementation sur la durée hebdomadaire du travail. Plus précisément, 42 % d’entre eux sont favorables à un assouplissement au cas par cas dans le cadre d’accords d’entreprise ou de banches, 26 % souhaitent un retour aux 39 heures et 25 % se disent favorables à un assouplissement total de la durée légale du travail.