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Covid-19 : Etat des lieux et impacts durables sur le secteur Agroalimentaire

10 mai 2021

 

Depuis mars 2020, la crise sanitaire perturbe les entreprises des secteurs agricole, et agroalimentaire.

Même s’il est encore tôt pour dresser le bilan, les  conséquences seront durables à court et moyen terme. Que ce soit du champ à l’assiette, les cela impactera  l’amont comme les modes de consommation.

Une bonne résistance du secteur Agroalimentaire en 1ère ligne

L’agroalimentaire a plutôt bien résisté face à la crise du Covid-19. Le secteur est en croissance de 1,1% entre Janvier et Juin 2020.  Alors que l’ensemble des secteurs industriels était en chute de 5%. Néanmoins cela ne doit occulter une grande disparité entre les acteurs du secteur.

Les objectifs du secteur ont été nombreux.

  • Maintenir le rythme de production.
  • Assurer l’approvisionnement de l’ensemble des enseignes et des surfaces alimentaires.
  • Nourrir l’ensemble des consommateurs.
  • Sécuriser son entreprise et ses salariés en 1ère ligne.

Les entreprises d’agroalimentaire ont dû concilier l’inconciliable. Les mettant aujourd’hui dans l’incertitude et face à de nombreuses inquiétudes.Afin de ne pas pénaliser le secteur, des mesures économiques ont été prises pour le soutenir avec des aides adaptées au besoins de chacune des filières.

Tour d’horizon des mesures prises face à la crise

Un fonds d’urgence de 470 milliards d’euros a été mobilisé depuis le début de cette période. Ce fonds est destiné à financer les mesures d’urgence destinées aux entreprises et salariés parmi les plus chahutés.

À cela, s’ajoute le plan « France Relance », doté de plus de 100 milliards d’euros, annoncé le 3 septembre 2020 par le Premier ministre. Il s’agit de permettre la relance économique, sociale et écologique du pays. Tout particulièrement autour de trois priorités : l’écologie, la compétitivité économique, la cohésion sociale.

Pour chacun de ces axes, des mesures concrètes visent à soutenir des projets sur tout le territoire.

De nombreux dispositifs ont été mis en place …

Pour les agriculteurs, les entreprises agroalimentaires comme pour les entreprises de la filière forêt-bois de nombreux dispositifs ont été initiés.

Le ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation a conçu un recueil, qui recense les différentes mesures accessibles.

Cela pour permettre un meilleur accompagnement regroupant ainsi :

  • Les mesures de soutien liées à la crise : fonds de solidarité, activité partielle, prêt garanti par  l’Etat, fonds de renforcement des PME.
  • Les mesures du plan de relance, classées par thématique : souveraineté alimentaire, transition agroécologique, agroéquipements, forêt-bois, investissements productifs, protection de l’environnement, aides au conseil, développement numérique, export, emploi, logistique.

Chacune des mesures est présentée de manière synthétique et opérationnelle, avec les modalités de candidature, le type de structure éligible, le calendrier de mise en œuvre et tous liens utiles au dossier.

Des opportunités de transformation pour le secteur Agroalimentaire

Cette crise est inédite. Mais c’est aussi une opportunité unique pour le secteur agroalimentaire de se réinventer. En effet,  certains changements pourraient perdurer impactant tout l’écosystème alimentaire des modes de consommation comme le reste. 

Concernant les modes de consommation, on peut noter :

  • Le succès des circuits courts, du bio, et des plateformes en lignes avec les drives.
  • Les retours des MDD, avec les marques « magasins » garantissant une traçabilité.
  • La croissance du e-commerce alimentaire.

Pour les filières de production

La reprise du secteur agricole sera conditionnée à une assistance économique efficace pour permettre le rebond avec la mise en place de fonds d’urgence ciblés. On peut nommer notamment  le fond de 1,5 million d’Euros d’IDF. Cela reposera également sur la capacité du gouvernement à prendre toute la mesure des difficultés et des entraves des entreprises elles -même en difficulté.

Les impacts sont à prendre au cas pas cas. Pour certains, c’est une double peine qui s’est amorcée avec les derniers gels du mois d’Avril. Pour la viticulture, par exemple la projection de la consommation était de – 50%. Cela était due notamment à la fermeture des cafés restaurants. Cette difficulté se cumulera maintenant avec les récoltes réduites impactées par le gel tardif.    

Pour les systèmes de distribution

C’est l’heure de la réorganisation du circuit de vente, le drive étant en plein essor, il vide les surfaces imposant des transformations à ceux qui le peuvent.

Par ailleurs un nouveau lien entre ville et campagne se met en place privilégiant des circuits courts, et une consommation raisonnée.

Retrouvez toutes les mesures et aides mises en place par le Gouvernement