Commerce, service, BTP : des secteurs peu porteurs en 2011

10 février 2011

Isabelle Marie

Repreneurs et créateurs se doivent de suivre les évolutions sectorielles. Les données sur les secteurs du BTP, du commerce ou des services n’incitent guère à un optimisme béat.
 
L’institut de conjoncture et de prévision pour l’entreprise Xerfi Previsis vient de livrer ses dernières analyses sur différents secteurs économiques. Si le moral et le ressenti des dirigeants repart sensiblement à la hausse, les prévisions sectorielles apparaissent contrastées.
Pour l’industrie manufacturière, l’année en cours devrait être plutôt favorable avec des perspectives de production qui se redressent et qui se maintiennent à un niveau relativement élevé. « Les carnets de commandes globaux se regarnissent et passent au dessus de leur moyenne de long terme pour la première fois depuis la mi-2008 », note Xerfi Previsis.
Par contre, les professionnels du secteur du BTP continuent à faire grise mine d’autant que la fin de l’année 2010 a été perturbée par les intempéries. Selon les analytes de Xerfi, « les carnets de commandes sont peu étoffés et jugés inférieurs à la normale et les capacités de production sont toujours sous-utilisées dans le bâtiment. Les travaux publics ne sont pas mieux lotis. Les contraintes de production restent à un bas niveau et le niveau des carnets de commandes en dessous de sa moyenne de long terme ».
Dans les services, une certaine morosité prédomine même si l’activité a été plus soutenue au cours des trois derniers mois que sur le trimestre précédent. Toutefois, « Les chefs d’entreprise sont toutefois beaucoup moins optimistes pour les mois à venir notamment en raison du fléchissement attendu de la demande. Logiquement, les anticipations d’activité ont été révisées à la baisse ».
La situation est analogue dans le secteur du commerce même si d’après les distributeurs, l’activité des derniers mois est demeurée solide, à un niveau supérieur à sa moyenne de long terme. « Les prévisions sont en revanche beaucoup plus mitigées. D’un côté, les intentions de commandes des commerçants sont en hausse mais de l’autre ils anticipent un repli des ventes dans leurs magasins comme pour l’ensemble de la profession ». En d’autres termes, les anticipations de chiffre d’affaires ont nettement été révisées à la baisse pour les prochains mois.