Commerce Associé : une baisse sensible du nombre de transmission en 2010

30 mai 2011

Isabelle Marie

L’activité des enseignes du Commerce Associé fournit une bonne de l’ensemble du secteur commerce vu son importance quantitative. L’an passé, la croissance du chiffre d’affaires global de ces enseignes s’est élevée à 4,2 %, à 123,5 milliards d’euros, soit plus du quart du commerce de détail français. Rappelons que les 75 groupements du Commerce Associé développent 124 enseignes nationales et fédèrent 30 223 entrepreneurs exploitant 39 116 points de vente.

Selon l’Observatoire de la FCA, en 2010, 773 transmissions d’entreprises ont été réalisées,
contre 1 191 en 2009. En 2011, le volume total de transmissions d’entreprises devrait
atteindre 846 unités. D’ici cinq ans, 3 900 transmissions d’entreprise devraient être réalisées au sein du Commerce Associé. « En 2010, les créations d’entreprises représentaient environ 780 unités. Selon les prévisions des réseaux, elles seront en augmentation de 12% en 2011. Elles retrouveraient donc un niveau plus haut que celui des mois de crise où les conditions d’octroi de crédit n’étaient pas favorables aux créations ou aux reprises d’entreprises », précise-t-on à la FCA (Fédération du Commerce Associé).

Le profil moyen du créateur et du repreneur est un homme de 38 ans. La majorité d’entre eux sont enfants d’associés ou bien salariés du groupement. « En tendance, sur le long terme, on constate une augmentation de la part des salariés des groupements (points de vente principalement) parmi les repreneurs, ainsi que des candidats extérieurs au réseau et au secteur, impliquant pour les groupements, un accompagnement de ces nouveaux candidats plus pointus », souligne la FCA.

Notons que 67 % des groupements aident les créateurs et les repreneurs dans leur recherche de financement et dans leurs négociations avec la banque. Certains groupements vont plus loin en intervenant plus directement dans le financement du projet. 50% disposent en effet d’une filiale qui intervient dans le financement des nouveaux projets, par le biais de prise de participation, de garantie, de prêt direct.  Dans la majorité des cas, cette filiale dispose de moyens qui proviennent de la participation financière des associés dans le système. Enfin, 73 % des groupements proposent une formation lors de l’adhésion de nouveaux adhérents.