Baisse des défaillances sur octobre

15 décembre 2014

Isabelle Marie

Les informations qui peuvent mettre un peu de baume au cœur des entrepreneurs ne sont pas si fréquentes. Lorsque l’une d’entre elle émerge du flot de l’actualité, il devient presqu’un devoir de la relayer. Ainsi, la Coface table sur une diminution du nombre des défaillances d’entreprises sur l’ensemble de l’année 2014 de 1,2 % par rapport à l’année passée. Le nombre de défaillance s’établirait à 62 800. Pour 2015, la Coface prévoit à nouveau un léger recul ( de 0,5 %), du nombre des faillites.

Le nombre de défaillance d’entreprises à fin octobre, et sur les douze derniers mois, atteint 63 002 cas, soit un repli de 0,9 % par rapport à la même période 2013. Les analystes de la Coface expliquent cette embellie par différents facteurs. La consommation privée a augmenté de 0,6 % sur le troisième trimestre de cette année ; l’octroi de crédit aux entreprises non-financières a progressé de 0,8 % ainsi que le volume des exportions de biens et services, en hausse de 2 % sur le troisième trimestre.

Autre facteur explicatif : la faiblesse du niveau des créations d’entreprise, enregistrées jusqu’à fin 2012, limite mécaniquement le nombre de défaillances possibles. Par ailleurs, souligne la Coface, certains secteurs comme l’automobile ou les transports, se sont restructurés, via des mouvements de concentration, ce qui limite d’autant le nombre d’entreprises fragiles et isolées.
Si les défaillances dans le secteur de la construction ont diminué de 0,8 % en octobre, elles ont, à l’inverse, progressé de 2,7 % dans l’agroalimentaire. Celles dans les entreprises de services aux particuliers ont augmenté de 1,1 %.

Une caractéristique nouvelle est mise en lumière par les experts de la Coface : l’âge des entreprises défaillantes augmente depuis le début de la crise. Fin 2008, l’âge moyen était de 7 ans alors qu’il atteint aujourd’hui 8 ans et 7 mois. « Les crises économiques et financière révèlent les vulnérabilité des entreprises matures. Pour les entreprises les plus anciennes, un rythme de croisière normale de croissance de l’économie peut entraîner un comportement de rente. Dans ce contexte, certaines entreprises ne sont plus incitées à innover, à développer leurs activités ou encore à réduire la concentration de leur portefeuille client. . De fait, elles sont alors très fragiles lors de la survenance d’une crise », indique Guillaume Baqué, économiste chez Coface.