APCE : se restructurer pour survivre

9 octobre 2013

Isabelle Marie

L’APCE (Agence pour la création d’entreprise) telle que la connaissent depuis des années les repreneurs et les créateurs français pourrait bientôt ne plus être. Du moins sous ses contours actuels.

C’est en termes très diplomatiques que Fleur Pellerin vient de demander à Dominique Restino de réfléchir « aux transformation qui devront être engagées prochainement par l’APCE pour s’adapter au mieux aux évolutions profondes que connaît aujourd’hui le paysage de la création d’entreprise ». Ces transformations doivent porter sur le plan stratégique, économique mais aussi organisationnel. En clair, il apparaît que l’organisation de l’agence doit être entièrement revue et ce, probablement, avec des moyens budgétaires revus à la baisse.

Sans véritablement se trouver sous les feux des critiques, l’APCE est toutefois l’objet d’interrogations. Certains responsables politique mais aussi du monde de l’entreprise estiment ainsi que beaucoup des missions de l’agence sont redondantes avec celles des CCI et de Bpifrance, qui compte désormais en son sein Oseo.

Dominique Restino devra rendre ses conclusions d’ici la fin de l’année. Il a été choisi par la ministre en charge des PME pour sa bonne connaissance du monde de l’accompagnement des créateurs et des repreneurs  d’entreprise. Il est notamment à la tête du MoovJee, dont la mission est de faire émerger de jeunes créateurs, et de l’Association française des instituts du mentorat entrepreneurial (Afime).
Il a été demandé à Dominique Restino de consulter de nombreux acteurs privés et publics « afin d’identifier avec eux les clés de succès de l’agence pour les prochaines années ». Le gouvernement souhaite notamment que l’Apce développe le recours aux outils numériques et optimise ses synergies avec d’autres opérateurs comme le GIP Guichet-entreprise.

Rappelons que le dernier rapport de la Cour des Comptes sur les dispositifs d’aide à la création d’entreprise, les magistrats de la rue Cambon incitent fortement le gouvernement à restructurer l’APCE faute de quoi l’existence même de l’agence poserait question.