56 % des directeurs financiers prévoient une acquisition à l’international

24 octobre 2012

Isabelle Marie

Sans grande surprise, il apparaît que les directeurs financiers sont attentistes (à 37 %) ou plus généralement pessimiste (à 56 %) quant à la conjoncture économique française. C’est l’un des enseignements de la première édition du Baromètre des directeurs financiers Deloitte.
Les quelques 70 directeurs financiers d’entreprise françaises ou de filiales française d’entreprises étrangères représentant l’ensemble des secteurs économique font preuve d’une vraie prudence en matière d’investissement.

Ainsi, l’étude montre qu’un tiers de ces derniers anticipent une baisse de l’activité fusion/acquisition, un autre tiers une certaine stabilité et le dernier tiers une hausse des opérations de ce type. 54 % des directeurs financiers disent n’envisager ni cession, ni acquisition en France ou en Europe. Mais 56 % de ces derniers prévoient une ou plusieurs acquisitions à l’international, hors Europe.

Fiscalité et coût du travail : principaux freins à l’investissement

« Nous constatons que les directeurs financiers privilégient assez naturellement les acquisitions (44%), la recherche et développement (36%) ou les investissements de modernisation des équipements existants au détriment des placements financiers »,  souligne Pascal Pincemin, associé et membre du comité exécutif chez Deloitte.Par ailleurs, l’action privilégiée pour améliorer la trésorerie de leur entreprise est l’optimisation du BFR à 71 %, devant la diversification des sources de financement à 43 %.

Au chapitre du financement, les obligations, les placements privés et les emprunts BEI sont à privilégier selon 26 % des directeurs financiers. A l’inverse, sont considérés comme peu attractifs les financements structurés (à 23 %) et les prêts bancaires (à 36 %). Enfin, les directeurs financiers sont unanimes à penser, à 96 %,  que la fiscalité et le coût du travail en France sont des freins puissants à l’investissement.