49 % des dirigeants d’entreprises familiales pensent à la transmission

25 juin 2014

Isabelle Marie

Par définition, les entreprises familiales ne constituent pas des cibles prioritaires pour les repreneurs, personnes physiques ou morales, car elles sont, a priori, bien évidemment  transmises dans le cadre familiale. Toutefois, certains cédants  d’entreprises familiales peuvent ne pas trouver de successeur parmi ses descendants, ces derniers n’étant pas toujours intéressés par la reprise de la structure.

Les entreprises familiales qui se trouvent sur le marché de la transmission constituent généralement des cibles de choix eu égard à leur solidité par rapport à l’ensemble des entreprises du marché. Mais elles sont, en proportion, peu nombreuses. C’est ce que confirme le 2ème Baromètre KPMG des entreprises et groupes familiaux, établi en partenariat avec l’ASMEP-ETI et le FBN France (Family Business Network). Cette étude a été menée auprès de 710 entreprises familiales au niveau européen.

Il apparaît dans cette étude que pour 87 % des entreprises familiales, le maintien du contrôle familial sur l’entreprise est un élément clé de leur pérennité. Selon ce Baromètre, la part des entreprises familiales songeant à la transmission ou la cession est en forte augmentation. Elles sont 49 % à l’envisager de façon concrète, soit une progression de 20 points par rapport à la précédente édition de cette étude. 27 % des dirigeants prévoient une transmission à la prochaine génération de la gouvernance et 23 % prévoient, toujours aux héritiers, une transmission de la propriété même de l’entreprise.

Pour un dispositif plus favorable aux transmissions familiales

Il en ressort, notamment, que le niveau de confiance des entrepreneurs familiaux européens est en forte augmentation : 71 % d’entre eux se déclarent optimistes quant aux performances de leur groupe au cours des six prochains mois. Il est révélateur que 76 % des dirigeants déclarent avoir maintenu ou augmenté leur chiffre d’affaires sur les six derniers mois. Sur cette même période, 89 % ont maintenu ou renforcé leurs effectifs.

Toutefois, 49 % des entreprises familiales citent la baisse de la rentabilité et des marges comme la principale difficulté. 45 % d’entre elles souhaitent un dispositif fiscal et réglementaire favorable aux transmissions intrafamiliales. Par ailleurs, un peu plus de la moitié de ces dernières appellent de leurs vœux une simplification de la fiscalité. On s’aperçoit ainsi que la complexité de la règle fiscale n’handicape pas que les dirigeants hexagonaux.