28 % des cabinets spécialisés en transmission anticipent une baisse de leur chiffre d’affaires

21 décembre 2012

Isabelle Marie

Outre diverses données chiffrées sur la transmission des PME en France, sur lesquelles nous reviendrons, la troisième édition du Baromètre de la transmission de PME réalisé par le CNCFA et Epsilon Research dévoile les résultats d’une enquête réalisée auprès des entreprises de conseil en fusion et acquisition.

Les 41 cabinets ayant répondus interviennent tous sur des PME d’une valeur inférieure à 50 millions d’euros et, pour 66 % d’entre eux sur des PME d’une valeur inférieure à 15 millions d’euros. Ces cabinets ont conseillé au total 107 transactions en 2011 (soit une moyenne de 3,7 par cabinet), dont 50 % en mandat de vente, 31 % en mandat d’achat, 10 % en levée de fonds et 7 % en conseil stratégique, l’ensemble pour une valeur total d’entreprise de 492 millions d’euros.

Le manque de visibilité des cabinets vis à vis des chefs d'entreprise

Les auteurs de l’enquête notent que dans un contexte continu de baisse du marché depuis 2010, les disparités entre les acteurs demeurent importantes : 55 % des cabinets ont tout de même vu leur chiffre d’affaires progresser et ils comptent à nouveau sur une hausse pour 2012 ; 25 % des cabinets ont connu une stagnation et les autres ont subi une baisse de leur chiffre d’affaires de plus de 10 %. Sur l’année 2012, 28 % des cabinets anticipent une baisse de leur chiffre d’affaires. Par ailleurs, ils constatent tous que les transactions ont du mal à se boucler avec un délai moyen de conclusion de 10,8 mois, contre 11,2 en 2010.

Interrogés sur les trois principales difficultés qu’ils rencontrent, les cabinets interrogés citent en premier lieu la difficulté pour obtenir des mandats, celle pour trouver le financement de l’acquisition et enfin le manque de visibilité vis-à-vis des chefs d’entreprise avec son corolaire, à savoir le manque de reconnaissance de leur rôle par les dirigeants de PME.

Le marché de la cession et de la reprise de PME a été perçu comme étant en régression sur les 12 derniers mois pour plus de 60 % des répondants et la même proportion estime que ce marché va continuer de se contracter sur l’année à venir.

Pour 41 % des cabinets répondants la première entrave conjoncturelle au bon fonctionnement de ce marché est le manque de visibilité sur l’activité, pour 31 % il s’agit du prix trop élevé des cibles et pour 14 % de la difficulté d’accès au financement pour les repreneurs. Les deux principales entraves structurelles sont d’une part, la fiscalité (à 45 %), d’autre part, la mauvaise préparation des cédants (12 %).